Ma Bastide UNIQUE EN ARDÈCHE

Edito du numéro de JUIN 2019

Bonjour, chères lectrices, chers lecteurs,

Je voudrais vous parler d’un fil. Plus exactement, du fil.

Celui qui, de fil en aiguille, tisse, coud, confectionne de petits objets du quotidien qui tressent des liens. Celui qui passe, zigzague, zèbre les tissus en rayures et qui se retrouve en tableaux sous les pinceaux de l’illustre Bernard Vincent. Celui qui donne vie à des personnages étranges, répliques miniatures et ombres des hommes, petites marionnettes à fil d’Emilie Valantin.
Celui que l’on suit au fil de l’eau, de cours en rivières, et qui serpente non loin des terres arides de St Remèze. Celui qui grimpe, électrique, et illumine en montagne la demeure des moines de St-Laurent-les-Bains.

Le fil rouge, rouge comme les feux de la verrerie Bistanclack qui valse amoureusement entre perles et bijoux. Rouge et ocre comme la terre, modelée sculptée sous les doigts d’argile d’Annie Mayan.

Ce fil ténu, tenu secret dans les cavités sombres et mystérieuses de l’église de Chassiers. Des os, des crânes, des squelettes qui ont perdu le fil de l’histoire mais qu’Henri Klinz a retrouvé.
Ce filet d’eau qui, grâce au projet fou de Jean Mathon, devint onze fontaines et souterrains en réseau.
Ce fil tendu entre funambules où l’on aide son prochain à garder l’équilibre, à faire d’un handicap une force inestimable, un saut dans le vide.
Il est ce lacet bien serré aux poignets des filles qui apprennent à boxer, avec les autres, avec la vie. Il est ce lien entre lycéens albenassiens et écoliers népalais qui rebâtissent ensemble l’école de ce village secoué par les tremblements de la terre.

Réenroulons un moment, si vous le voulez bien, le fil du temps.
Rassemblons les pièces du puzzle entre modernité et traditions avec Sylvette Béraud-Williams, ethnologue de nos contrées.
Notre fil conducteur ? Une vieille voiture américaine des années 50, une époque où on savait rouler à bonne allure avant la grande accélération.
Puis, arrêtons-nous sur le bord du chemin...
Contemplons la nature qui s’éveille. Semons dans la terre les toutes premières graines. Et prenons soin des jeunes pousses, fils et filles, qui célèbrent en un jour, en une vie, le jardinier aimant qui les aide à grandir.

Bonne lecture, un très joli mois de juin à vous...
... Et une très belle fête à tous les pères, d’ici et de là.

Justine Collomb


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