Littérature


Le mot d’Edouard - avril

Suggérer par mail
   02-04-2008
Les fantômes d’Avril

Le mot d’Edouard - avril Hier, je suis été…
Et moi je suis hiver ! Nous grondait notre instituteur : Mr Robert.
Une expression, un mot, une image suffit pour soudain clabousser la mémoire.
Donc, hier, je suis allé à Ruoms. Entre les remparts et l’Ardèche, lus d’arbres en fleurs, plus de pêchers, cette magnifique mer ose qui, en Avril, s’étendait dans la plaine a disparu.
Maintenant les pêches viennent de je ne sais d’où, peut-être de Norvège, ou de Finlande…
Mais au bord de cet ancien verger, un objet rouillé, une relique…
un semblant de lessiveuse surmonté d’un tuyau percé.
Que sont-ils devenus ?
Il y en avait des centaines !
De Berrias à Vinezac des milliers peut-être ?
C’était des chauffages. Oui, des chauffages pour les arbres fruitiers !
Dans les allées, comme des soldats fantômes sentant le mazout, ils combattaient le gel, toujours présent au mois d’Avril.
Par temps clair, la nuit, lorsque la température baissait, certains agriculteurs avaient chez eux des systèmes ingénieux e sirène, pour les prévenir du froid.
Vite, ils allumaient ces brûlots. Alors la plaine, souvent à la lueur de la lune, devenait un spectacle pyrotechnique sous es branches dénudées, dont seule la nature a le secret; chacun de ces fantômes avait un feu follet aux pieds.
Quel travail pour nos paysans ! Mais quelle récompense, quand plus tard, nous chapardions ces pêches jaunes, normes et juteuses avant d’aller se baigner dans l’Ardèche au « Cul de l’âne »
Ce souvenir est certes agréable, mais la question reste posée :

Où est passée cette armée?
Où sont donc mes fantômes ?
Ont-ils eux aussi migrés, comme les pêches, en Norvège ou en Finlande ?
Je les imagine mal les pieds dans la neige ! Mais…
Cela expliquerait peut-être, la fonte de la calotte glacière, et le réchauffement de notre pauvre planète …

Edouard Pailhès

 

Livra, était son nom.


Son Papa aux cheveux blancs, gris et frisés s’appelait Hiver.
Sa Maman, une très belle femme blonde et bronzée s’appelait Eté.
Quand à Lirva, elle était un savoureux mélange des deux.
Ses cheveux blonds, longs et soyeux, lui venaient de sa mère.
Son teint très pale, presque transparent, elle le devait à son père.
Mais un jour, amoureuse, Lirva embrassa un jeune chevalier.
Elle en fut toute retournée, et depuis ce jour :

 

Livra devint Avril

Voila, chère Yveline
Telle sera notre contine,
Pour ce joli mois d’AVRIL.

Aujourd’hui, point de long discours mais,
Profitons pleinement de la rallonge des jours :

   
Aimer
Vivre
Rêver
Intensément
Libre …


Edouard Pailhès

 



rss


© 2011 Pub'attitude - Editeur du magazine ardéchois Ma Bastide
12, rue Camille Artige - 07200 Aubenas

 

Ce site est conforme à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés
et a fait l'objet d'une déclaration à la CNIL. N°  1221895