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Dossier : Ne laissez pas la violence s’installer

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   27-02-2009
“Ne laissez pas la violence s’installer “
Image2008-2010, contre les violences, du nouveau, avec une Campagne qui interpelle les témoins de ces violences et leurs auteurs. La France a élaboré un Plan triennal par lequel les pouvoirs publics s’attaquent à l’ensemble des violences que subissent les femmes.

Fortement mobilisée depuis son arrivée au secrétariat d’Etat à la solidarité, par les violences faites aux femmes, Valérie Létard a pu bénéficier de l’appui du Premier Ministre qui a annoncé à l’occasion de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes,  qu’il avait choisi d’attribuer à la lutte contre les violences faites aux femmes le label  “Campagne d’intérêt général pour 2009”.

En effet, le secrétariat d’Etat à la Solidarité a lancé une campagne sur l’ensemble des violences faites aux femmes :
« Ne laissez pas la violence s’installer. »
 
La Violence isole, parlez-en !

Ma Bastide rappelle tous les ans que les violences envers les femmes ont de multiples formes.


“- Je ne suis pas une femme battue, mais parfois mon ami s’énerve, il me fait peur, à moi et à mes enfants. Je ne me suis jamais retrouvée à l’hôpital. Mais est-ce quand même de la violence conjugale ?


- Mon mari me frappe parfois, il me dit que je l’énerve, est-ce vraiment un problème ?


- Il ne me frappe pas mais, tous les jours,  il m’humilie et me rabaisse. Est-ce  ce qu’on appelle une violence psychologique ?


- Mon ami vient de me frapper. Qu’est ce que je peux faire où puis-je aller et va-t-on me croire, si je n’ai pas de traces de coups ? “


Toute forme de violence doit être absolument dénoncée.

Malheureusement, elle se tait parce qu’une victime craint la vengeance, si ce n’est pour elle-même, bien souvent elle se tait aussi pour protéger ses enfants.

Souvent les maris ou les auteurs de violence utilisent un système stratégique qui consiste à déstabiliser sa victime en disant, qu’elle cherche à être battue, que c’est de sa faute, et que c’est lui qui en a marre d’elle, qu’elle est nulle, qu’elle est folle etc.…


Beaucoup de victimes de violence de la part de leur compagnon vivent cette situation, il ne faut pas rester isolée, il est indispensable d’en parler, n’ayez pas honte d’être une victime.

Contactez une association qui lutte contre les violences et parlez-en.


Il y a différentes formes de violence conjugale :

physique, verbale, psychologique, économique, sexuelle…

Physique quand il s’agit de coups et blessures, elle peut aussi être verbale, psychologique : faite de mots blessants, d’injures, de cris, de vexations, d’autoritarisme, de comportements ou attitudes humiliants, de situations qui visent à dévaloriser l’autre, de chantage, de menaces, de privation économique ou/et de liberté, d’interdiction : de sorties, de visites…

La plus méconnue est la violence sexuelle lorsqu’il est exigé, imposé, des rapports sexuels contre le consentement de sa partenaire.


La violence quelle qu’elle soit, est qualifiée de délit, voire de crime par la loi, parce que la violence conjugale est toujours condamnable.

Ce qui a changé, c’est qu’aujourd’hui, dans le code pénal, le fait pour l’auteur de violences d’être :  le conjoint (ou ancien), le concubin (ou ancien)  de la victime, le partenaire (ou ancien) lié à la victime par un pacte civil de solidarité, est TOUJOURS une circonstance aggravante, même si ces violences n’ont entraîné aucune incapacité totale de travail.

Pour vous aider et chaque cas étant particulier, il est conseillé de consulter une association spécialisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

 

Vigilance est le 1ER maître-mot !

La violence conjugale s’inscrit dans la relation de couple, quel qu’il soit.

D’abord espacées, les agressions se répètent, car un partenaire adopte progressivement des attitudes agressives, des comportements violents, humiliants, destructeurs pour l’autre.

 

Méfiance est le 2ème … maître mot

Souvent, l’auteur promet de ne plus recommencer et là, la victime espère, mais en fait elle entre dans une spirale, laquelle se referme sur elle-même.  C’est l’anéantissement qui va l’envahir peu à peu, puis la honte et la culpabilité vont la conduire à cacher sa situation et souvent l’enfermer dans un lourd silence.

 

Pour déposer plainte ?

La plainte peut être déposée à toute heure et dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie : ces services ont l’obligation de l’enregistrer.

La plainte sera transmise au Procureur de la République. Une fois les faits rapportés par la victime, un récépissé lui est remis, ainsi qu’à sa demande, une copie de sa plainte.

 

Ou bien alors

Directement auprès du Procureur de la République par simple lettre datée et signée, précisant l’état civil de la victime, le récit détaillé des faits (le jour, la nuit, les heure et lieu, arme, menace, coups…)

Il est conseillé mais pas obligatoire de joindre si possible à sa plainte des certificats médicaux, de signaler d’éventuels témoins amis, voisins.

Bon à savoir tous les témoignages sont admis, y compris ceux des enfants, contrairement au divorce.

 

Vous êtes victime ?

Pourquoi il est toutefois prudent de faire établir un certificat médical, et cela même si il n’y a aucune blessure apparente?

Il est important de le faire constater par un ou votre médecin, parce que celui-ci établit un document qui dit qu’il est constaté les violences subies et leurs conséquences, physiques et /ou psychologiques.  En effet même si aucune blessure n’est visible, les violences peuvent avoir des conséquences sur votre état physique et/ou psychologique.

Indéniablement, c’est un élément de preuve utile dans le cadre d’une procédure judiciaire, cela même plusieurs mois après.

Bon à savoir : le certificat médical peut être obtenu lors de votre dépôt de plainte, en effet le commissariat de police ou la gendarmerie vous adresse à un médecin. Toujours à savoir, les frais médicaux peuvent pris en charge par la justice.


Il est important de dénoncer toutes violences subies !

L’auteur des violences est seul responsable, car JAMAIS RIEN ne justifie le recours à des actes de violence.


Souvent la victime ressent comme des sentiments de honte, de culpabilité. Eh bien non, il  faut essayer de ne pas se laisser détruire par ces sentiments, au contraire il faut dénoncer les violences pour être reconnue victime face à la loi. Et puis le rappel à la loi et la sanction des auteurs sont essentiels.

 

À partir de là, tout redevient possible !

Car c’est ensuite et là seulement, que les victimes peuvent surmonter les blessures physiques, morales et psychiques, qu’enfin elles se reconstruiront et pourront restaurer une valeur identitaire et vivre leur vie de femme, de mère.


Pas seulement pour se reconstruire … mais alors pourquoi la situation de victime doit être reconnue en cas de violence subie ?

La violence conjugale reconnue légitime et permet votre départ, eh oui vous ne pourrez absolument pas être accusée d’abandon de domicile.

Des précautions de bon sens ne sont pas à négliger, pour protéger vos droits dans le cadre d’une séparation.  Il est prudent de signaler votre départ auprès des services de police ou de gendarmerie, faites constater par un médecin les effets des violences subies et rassemblez des éléments de preuve, dans la plupart des cas quelques attestations de votre entourage de votre famille suffisent.

 

Vous êtes victime de violences conjugales ? Appelez le 3919 .


CIDFF DE L’ARDECHE 

9, Boulevard de Provence 

07200 AUBENAS - 04 75 93 31 70

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Sources : http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr

 

 



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