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Un travail à la portée de tous: La pose des fenêtres ...
En restauration ou sur un bâtiment neuf, la pose d’une porte ou d’une fenêtre n’est pas une opération très compliquée à réaliser, à condition de prendre quelques précautions et de travailler méticuleusement.
Pour mettre une maison hors d’air et que ses menuiseries fonctionnent parfaitement dans le temps, il est quelques précautions à prendre car s’il n’est pas compliqué, ce travail reste toutefois délicat. Un point est tout d’abord impératif : vérifier à chaque étape de la pose l’ensemble des aplombs. En effet, il est essentiel que la fenêtre soit parfaitement verticale afin qu’elle n’ait tendance ni à s’ouvrir plus que désiré, ni à se refermer lorsqu’elle est ouverte. Il en va de même pour la bonne marche des baies coulissantes afin qu’elles fonctionnent sans accrocs.
• Prenons un exemple concret.
Dans les murs en brique de cette maison sont posés les seuils préfabriqués.
Si leurs dimensions ne sont pas standards, on peut les couler en ciment.
• Puis sont réalisées des feuillures qui vont accueillir la partie fixe de la menuiserie, autrement nommée le dormant.
• Pour une économie de poids, on débarrasse le dormant de ses parties ouvrantes ou coulissantes, nommées fort logiquement les ouvrants.
• Ensuite on présente le dormant afin de vérifier si l’espace ménagé par les feuillures est suffisant.
• L’opération suivante est la fixation sur le dormant des pattes à scellement. À nouveau on présente le dormant pour repérer sur les briques l’emplacement des pattes à l’aide d’un crayon. Il faut prévoir une patte à la hauteur de chaque gond, ou pour une baie coulissante sur la hauteur de chaque côté au minimum trois pattes pour une fenêtre et quatre pour une porte. Enfin on creuse dans les briques à l’aide du burin et de la massette les trous nécessaires aux futurs scellements.
• Avant de poser définitivement le dormant, on colle une bande de mousse isolante sur la partie la plus haute du seuil, là où reposera le dormant.
À l’aide du niveau et d’un jeu de cales en bois et de chevrons appuyés en biais, on bloque le dormant contre les briques en bonne position.
Il faut réaliser cette opération avec soin, car d’elle dépend le bon fonctionnement ultérieur de la fenêtre. Pour ce faire, on glisse entre le mur brut et le dormant une cale reprenant l’épaisseur des finitions intérieures (plâtre, placo ou autre).
• Enfin, à l’aide d’un mélange de ciment et de sable pas trop liquide mais pas trop sec non plus, on scelle les pattes dans les briques. L’usage du ciment prompt n’est pas conseillé car il risque de fendre et d’assurer une fixation moins performante. Et quand les scellements sont durs, on replace les dormants sur les ouvrants et on en vérifie leur bon fonctionnement.
Juste un petit conseil pour terminer : quand on imagine les plans de sa future maison, il faut éviter les trop grandes ouvertures au nord car elles apportent du froid et à l’ouest car elles sont soumises aux agressions des vents dominants, des intempéries et du rayonnement solaire estival. Cela est surtout à prendre en compte pour les menuiseries en bois et en PVC.
Bois, aluminium ou PVC ?
Le bois est le matériau le plus souvent utilisé. Il se situe généralement dans une gamme de prix entre le PVC et l’aluminium. Il offre de belles possibilités de mise en œuvre pour des réalisations originales et permet d’utiliser les ressources forestières locales, comme le châtaignier par exemple chez nous. C’est un matériau naturel et recyclable nécessitant peu d’énergie lors de sa transformation. L’usage d’un dérivé du bois (le lamellé-collé) permet de façonner des baies vitrées de grandes dimensions. Il affiche une très bonne performance en terme d’isolation thermique. Son principal inconvénient est l’entretien. Mais si vos fenêtres sont protégées par de larges débords de toiture, les contraintes liées à l’entretien du bois sont souvent surestimées. Une couche de peinture ou de lasure de qualité tous les dix ans suffit à garantir les menuiseries contre les agressions du temps.
Le PVC est avant tout bon marché, souvent moins cher que le bois mais parfois au même prix. Il offre de très bonnes performances en terme d’isolation thermique. En revanche sa durée de vie annoncée est souvent exagérée.
Le PVC n’est pas adapté pour les menuiseries coulissantes. Mais surtout il présente le grave inconvénient de ne pas être un matériau très sain. En effet, bon nombre de fabricants utilise des plastifiants dangereux pour la santé et des stabilisants à base de métaux lourds toxiques responsables pour certains d’entre eux de troubles du système immunitaire et de la fécondité (source: Eco-logis, la maison à vivre, éditions Könemann, 1999). Il faut aussi savoir qu’il est très peu recyclé et que la moitié du chlore produit par les incinérateurs provient du PVC.
L’aluminium affiche une très bonne durée dans le temps et une grande gamme de choix. Les menuiseries en aluminium sont en moyenne plus chères que celles en bois. Esthétiquement, ce matériau offre de réels atouts.
Seul point noir : l’isolation thermique. Dans ce domaine, ses performances sont moindres, et ce malgré l’apparition des systèmes à rupture de pont thermique.
Outillage nécessaire
Burin, massette, marteau, tournevis, clé à pipe, niveau à bulle, taloche, truelle, ciment, sable, mètre et crayon (ou craie grasse).
Texte Bruno Auboiron
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