Pour le 50ème anniversaire de cette journée de la femme, et après plus de 100 ans de lutte…
Incroyable, cela se passe en France !
Hausse des inégalités Femmes / Hommes : elles passent du 15ème au 18ème rang mondial.
Les inégalités se sont creusées en France depuis 2008, selon l’étude «Global Gender Gap Report 2009 » publiée par le World Economic Forum… d’après une étude sérieuse.
Ce rapport compare la place des hommes et des femmes en tenant compte de 4 paramètres : la participation à la vie économique, le niveau d’éducation, l’influence politique, la santé/la survie.
Si les deux tiers des pays étudiés ont vu les inégalités diminuer, la France doit surtout son mauvais score à une détérioration de la situation des femmes en matière d’emploi et de salaire, alors que la santé et l’éducation restent à un bon niveau.
S’il vous plait, cessons de dire que c’est la journée de la femme.
Non ! C’est la journée DES femmes, pas de LA femme…
C’est la journée DES droits DES femmes. « La Femme » est une abstraction, un mythe, une icône, un fantasme... Les femmes sont diverses et réelles. S’il est un jour où l’on doit parler DES femmes, c’est bien celui-ci. Malgré cette tendance à la “fêtedémérisation” du huit mars, la journée sert à mesurer le chemin qu’il reste à parcourir pour parvenir à l’égalité femmes/hommes dans les faits et à prendre des résolutions pour accélérer le pas vers une démocratie réelle. « Osez penser par vous-même » disait Voltaire, 1694-1778
La Journée des Femmes célébrée le 8 mars est née en 1910, lors d’une réunion de la Conférence des femmes qui avait lieu en marge de l’Internationale Socialiste, mais il faut savoir que Le mouvement féministe est beaucoup plus ancien. Divers courants du féminisme au XIXème siècle sont évoqués : Olympe de Gouges, Pauline Roland, Hubertine Auclert, Louise Michel… associations « féminines » ou « féministes », pourtant ces dernières militaient avant tout pour une réforme en profondeur de la société.
Le thème 2010,
“un siècle de féminisme” doit permettre à chacune et chacun de s’interroger sur la voie qui lui semble la mieux adaptée pour prendre en compte ou considérer la nouvelle cartographie mondiale de la géopolitique avec l’émergence massive (il faut bien le dire) de l’Asie.
L’Asie oubliée, qu’il faudrait peut être, rapprocher, en matière de féminisme, de notre modèle de féminisme occidental.
L’histoire, non de ce combat, mais de cette journée, est née au Danemark.
* Le 8 Mars 1910 à Copenhague une confédération internationale de femmes socialistes de tous les pays a créé cette journée en vue de servir à la propagande du vote des femmes.
Le 8 Mars 1914, les femmes réclament le droit de vote en Allemagne, qu’elles obtiendront le
12 Novembre 1918.
Le 23 Février 1917 (calendrier Grégorien) correspondant au 8 Mars dans notre calendrier (Julien), à Saint Petersburg des ouvrières manifestent dans la rue pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.
Au passage, l’ordonnance du 21 Avril 1944, accorde le droit de vote aux Femmes Françaises, qu’elles exerceront pour la première fois le 20 avril 1945 pour les élections municipales. (Un siècle de retard sur les hommes qui votent en France depuis 1848) - Le droit de se faire élire pour les femmes n’est que très théorique et symbolique en ces années-là.
Le 8 Mars 1948 en France, 100000 Femmes pour ce jour de gloire défilent à Paris de la République à la statue de Jeanne d’Arc. Dans de nombreuses villes de France cette manifestation est relayée (d’importants défilés à Lyon et à Marseille).
Les Américains essayent de récupérer la paternité de la date, pour le Woman Day, suite à une grève féminine du 8 Mars 1857, mais cette grève-là, à New York est un mythe, elle n’a jamais existé ! En revanche, ils se sont servis de cette histoire pour choisir la date du 8 mars.
1971, La Suisse accorde le droit de vote aux Femmes.
Enfin, les Nations Unies ont commencé à observer la Journée internationale de la femme, le 8 mars 1975.
Et en France, ce n’est qu’en 1982 que le gouvernement instaure le caractère officiel de la célébration de la journée de la femme le 8 Mars. Mais force est de constater qu’en France, cette journée n’a plus un caractère protestataire...
Le 8 Mars 1986, au Chili, cette journée a fait l’objet d’une manifestation violemment réprimée et le même jour à Washington 100000 personnes manifestaient contre la volonté des conservateurs de supprimer le droit à l’avortement.
En 1998, en Union soviétique, le 8 mars est choisi pour lancer le premier concours de beauté… (oups !quelque chose a dû leur échapper !) … / … *Source : Histoire de la journée de la femme.com pour d’autres dates encore.
Lorsque je pense à toutes ces femmes qui ont lutté, qui se sont démenées, qui ont subi les pires insultes, voire l’emprisonnement pour leurs “sœurs”, pour obtenir légitimement un peu d’estime, de liberté et des droits. Tout ce qui fait qu’aujourd’hui … pour toutes ces jeunes filles, cela leur parait naturel d’être libres et de s’exprimer comme les garçons, d’avoir les même droits, les mêmes devoirs. Elles ont raison, c’est normal, mais connaissent-elles le combat, le chemin parcouru pour cette liberté-là !
Nos arrières grand-mères, nos grand-mères, nos mères ont fait tant pour notre liberté, ne laissons pas anéantir ce qui a été obtenu, il faut être vigilant, tout ne peut-il pas basculer… repartir en arrière ?
Les clichés autour du “garçon” sont encore présents chez certaines mamans, dans quelques familles… restons sur nos gardes.
J’ai une pensée très chaleureuse pour ces femmes des générations passées, dont les vies étaient “décidées”, il faut redoubler d’efforts pour ne pas perdre le résultat de tout ce qu’elles ont réussi à obtenir. Et garçon ou fille, ils ont les mêmes valeurs, les mêmes droits. Parmi les causes du débat sur l’égalité homme /femme, il y a l’entrée massive des femmes dans le monde du travail, les débats publics et les lois nouvelles sur l’avortement, la contraception, l’égalité des droits civiques et sociaux…
Et si à l’origine était la condition de la femme, aujourd’hui il s’agit bien des droits des femmes !
Un livre
Pour en savoir plus sur l’histoire du travail qu’ont mené nos aïeules, je vous recommande de lire Odile Glinel :
“Cent ans de luttes... Et même un peu plus !” “ Une remontée du siècle écoulé depuis ce fameux mois de mars 1910 permet de rencontrer des militantes étonnantes : Madeleine Pelletier, Louise Weiss, et bien évidemment Clara Zetkin. Claire-Marie, notre héroïne, observe de son regard plein de sagacité, de bon sens mais aussi de naïveté, les remous du siècle et les prises de position des militantes contemporaines. Elle est le témoin des luttes pour l’amélioration de l’indépendance des femmes, des acquis progressifs et aussi des reculs temporaires.
Cet ouvrage n’oublie pas la dimension internationale de la journée des femmes : après avoir évoqué les avant-gardistes en Amérique et en Allemagne, l’héroïne de cette chronique décrit certaines luttes et manifestations qui se déroulent aux quatre coins de la planète au XXIe siècle. A travers un florilège de moments vécus pour célébrer cette journée, nous ferons un point sur la situation des femmes aujourd’hui et sur les combats encore à l’ordre du jour.”
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Alain Guillo -
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Côté Sites, ce que j’ai aimé
Si vous avez le temps, je vous invite à aller consulter l’édifiant dossier bibliographie, toujours sur ce sujet
www.observatoire-parite.gouv.fr
Un site que j’ai beaucoup apprécié : http://www.fraternet.com/femmes/bilan.htm
“ les chiffres clé” un article signé Thierry, je n’ai pu résister à l’envie de vous faire partager ce que dit cet homme.
Extrait de cet article :
… A l’heure actuelle, dans le monde entier, des études ont montré que ce sont toujours les mêmes types de situations qui sont à l’origine d’actes de violence à leur égard…… Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? la solution est là … Quelles que soient les lois adoptées, l’évolution des droits des femmes est entièrement dépendante du comportement de celui des hommes, en fonction du niveau qu’atteint la culture patriarcale dans chacun des pays. Cela n’implique pas pour autant, dans les pays qui sont moins patriarcaux, l’élimination radicale de certaines formes de discriminations qui se manifestent encore sous des aspects rendus “plus acceptables” socialement, même si les autres, plus directes, plus grossières, ont été condamnées.
C’est par un travail de rééducation au niveau des individus qu’il faut commencer, un par un s’il le faut, car le préjudice psychique et physique causé aux femmes est tellement grand qu’il demandera sans doute d’aller parler au cœur de chaque être…”
… En fait, la cause véritable de cette domination masculine générale sur les femmes résulte d’un douloureux manque de communication. Les chiffres sont encore là pour le prouver : les foyers où hommes et femmes communiquent entre eux ont un taux de violence conjugale cinq fois moins important que ceux où il n’existe aucune communication.
… les hommes et les femmes ne se connaissent pas et c’est là où se trouve l’origine principale de leur mésentente qui peut prendre des proportions alarmantes selon les pays et les traditions.
La prise de conscience des hommes sur le rôle et la responsabilité qu’ils ont sur la santé physique et psychique des femmes jettera un faisceau de lumière sur cette ombre encore épaisse qui stagne au-dessus de leur tête et de leur cœur.
Allez lire aussi “Femmes, ils nous aiment” d’Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE sur l’actu des blogs.
A travers le monde, encore et encore, des femmes sont battues, violées, elles souffrent de malnutrition, d’illettrisme, d’esclavage domestique, d’inégalités de salaire, ne sont pas soignées, rabaissées au rang d’animal, sans oublier ces centaines de millions de filles et femmes qui subissent toujours des mutilations génitales.
En France, Encore et encore, chaque année, ce sont 35% de femmes discriminées au travail, 410 000 femmes sont violentées par leur compagnon, leur conjoint, 130 000 femmes sont victimes de viol, 70000 enfants/adolescentes sont menacées de mariage forcé.
Mettez fin au cycle de la violence :
Victimes ou témoins de violences conjugales, appelez le 3919
Un grand pas pour la cause des femmes ? !!!
Rachida Dati, qui, on ne peut le nier, est tout de même un symbole de la réussite de la femme, a eu une idée géniale pour faire avancer la cause des femmes dans le monde…
Pour le 8 mars, Rachida Dati lance un appel “à toutes les femmes qui comptent” dans son arrondissement. En tant que Maire du 7e arrondissement, à Paris, elle souhaite poser en photo avec elles, à l’occasion de cette journée... Mais ce n’est pas parce que la célébration portait sur les droits de LA femme que Rachida Dati allait poser seule, ah non ! Ce serait mal la connaitre, il lui fallait une bonne compagnie, mais attention, les femmes intéressées devront au préalable s’inscrire en envoyant leur candidature à la mairie du 7ème : un casting suivra !!!
Sauf votre respect Rachida ! Près de 200 femmes meurent chaque année en France sous les coups de leur conjoint, ou concubin...
Précarité et santé de la femme en France
S’intéresser spécifiquement à la santé et la vie des femmes, c’est à la fois porter un regard sur les inégalités qui demeurent entre femmes et hommes et prendre en compte le clivage social grandissant au cœur de la population féminine.
Des femmes meurent encore de cancers gynécologiques que l’on aurait pu dépister et guérir. Les grossesses sont également souvent plus compliquées et parfois de façon dramatique pour les femmes en situation de précarité...
Mutilations génitales sur les femmes dans le monde*
La commission « Genre et Violence » a rappelé les données communiquées par le GAMS (1) qui estime à près de 3 millions de petites filles qui sont mutilées ou menacées de l’être, chaque année.
Des familles appartenant aux sociétés pratiquant ces mutilations vivent en France, en provenance en majorité du Sénégal, du Mali, de Côte d’Ivoire et de Mauritanie. Mais il y a aussi des représentants du Bénin, de Centrafrique, d’Egypte, d’Ethiopie, de Gambie, du Ghana, de Guinée, du Kenya, du Libéria, du Nigeria, d’Ouganda, de Sierra Leone, de Somalie, du Soudan, de Tanzanie, du Tchad, du Togo. Les femmes résidant en France et concernées par ces violences sont présentes essentiellement dans les régions ou départements suivants : Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes, Haute-Normandie, et Nord.
En France, il n’existe probablement plus de pratique de mutilations depuis la condamnation d’exciseuses. La condamnation par la justice française, au tribunal correctionnel d’abord, puis à partir de 1993 en cour d’assises, des « exciseuses traditionnelles » puis des parents, a eu pour conséquence de faire disparaître ces pratiques sur le territoire. Cependant, ces pratiques sont malheureusement encore exécutées lors de vacances passées dans le pays d’origine.
Dans le monde
Les mutilations génitales féminines toucheraient environ 130 millions de femmes : une mutilation toutes les 4 minutes.
Tous les Etats d’Europe occidentale sont concernés par ces pratiques du fait de l’accueil de populations africaines, notamment dans un contexte de « regroupement familial ». Mais elles sont également présentes aux Etats Unis, au Canada et en Australie.
(1) Groupe Femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles * Source : Direction générale de la santé
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