Dans les deux numéros précédents de
« Ma Bastide», nous avons parlé de l’influence de l’eau souterraine sur les êtres vivants et de la façon de la détecter.
Lors d’une étude, le géobiologue procède parfois à la détection de « réseaux », phénomènes également très influents. Si l’on fait l’expérience de prendre un « lobe-antenne » (photo) et de se déplacer par exemple dans le sens Nord/Sud en le tenant entre les deux index, celui-ci va rapidement pivoter d’un côté ou de l’autre, comme s’il rencontrait une résistance. Si l’on continue d’avancer, il reprend sa place puis le phénomène se répète à intervalles plus ou moins régulier. Nous sommes en présence d’un « réseau ».
Les réseaux sont des bandes de rayonnement formant un quadrillage
régulier, ces bandes « montant » verticalement comme des murs
invisibles et ayant une épaisseur variable. Leur orientation peut être
cardinale (Nord-Sud/Est-Ouest) ou diagonale ( NE-SO/NO-SE), et ils
couvrent l’ensemble du globe terrestre. Bien que l’on considère souvent
l’origine de ces réseaux comme étant géomagnétique, due aux masses
métalliques en mouvement dans le noyau terrestre, on ignore la cause
réelle de leur formation et leur constitution.
Des mesures ont cependant montré que dans ces champs de force l’intensité du champ magnétique terrestre est légèrement modifiée et la radioactivité naturelle gamma légèrement augmentée.
En géobiologie, ces réseaux nous intéressent car leurs « croisements » peuvent être géopathogènes et peuvent surtout accentuer et concentrer la nocivité de certaines perturbations naturelles, comme celles liées à la présence de cours d’eau souterrains, ou artificielles comme les pollutions électromagnétiques. Ils peuvent donc avoir une influence non négligeable sur notre confort et notre état de santé.
Nous nous intéressons particulièrement au réseau Hartmann et au réseau Curry (du nom de leurs « inventeurs »)’ en raison de leur forte activité. Le réseau Hartmann (réseau global) présente une trame dont les lignes sont espacées de 2m à 2,5m, le réseau Curry (réseau diagonal)de 3 à 8m.
Ainsi, un croisement Hartmann placé au dessus d’une circulation d’eau souterraine représentera un endroit à éviter pour y placer un lit, un fauteuil ou tout autre lieu où nous passons plusieurs heures par jour.
Il arrive également que deux croisements se superposent (Hartmann et Curry) formant alors un « point étoile » particulièrement actif.
Comme dans le cas d’autres perturbations que l’on rencontre fréquemment, la nocivité de ces points ou leur action sur la santé est bien sûr fonction de la fréquence et de la durée d’exposition, mais la sensation d’inconfort pourra se faire sentir immédiatement pour des personnes sensibles .
La trame de ces réseaux est en règle générale assez régulière mais se contracte à certains endroits : c’est le cas au-dessus de perturbations naturelles (eau, failles) mais c’est également souvent le cas dans les maisons à cause de la présence d’appareils ou de masses métalliques. Un réseau Hartmann dans une maison sera presque systématiquement déformé à cause du treillis métallique de la dalle béton. Les « mailles » du réseau peuvent passer d’un espacement de 2m à 50 cm ou moins ! C’est pour cette raison que lors d’une étude géobiologique de terrain avant construction, il n’est pas vraiment utile de déterminer l’emplacement du réseau Hartmann, puisque celui-ci se verra modifié par la simple présence de la future construction et de ses équipements.
En revanche, si je localise un cours d’eau souterrain passant à l’aplomb d’un lit, je vais systématiquement rechercher si un ou plusieurs croisements de réseaux s’y superposent (voir photo).
D’une manière générale, un réseau contracté ou déformé indique un endroit perturbé.
Il a également été constaté une déformation de ces réseaux à l’approche de tremblements de terre (24 à 48 h à l’avance). On pense que bon nombre d’espèces animales sont prévenues des séismes par ce biais et fuient sans attendre la secousse !
Ces phénomènes sont en fait très faciles à détecter, que ce soit à la maison ou dans la nature. On s’aperçoit une fois de plus que nous ne faisons que redécouvrir des phénomènes connus depuis des millénaires. Ces réseaux étaient non seulement connus des anciens, mais également utilisés. Il est très intéressant de constater par exemple qu’un menhir est presque systématiquement situé sur un « point étoile », ou que l’enceinte d’une fontaine sacrée sera délimitée par un réseau.
-1 Le lobe-antenne
-2 Deux croisements Hartmann localisés à l’emplacement de ce lit, sous lequel
passe un cours d’eau souterrain
Mon souhait est de pouvoir vous sensibiliser et vous informer, dans l’esprit de Ma Bastide : « Bien vivre en Ardèche ». Si des sujets particuliers vous intéressent, n’hésitez pas à me contacter...
Pierre SECHET-DUTREIX - Géobiologie-Habitat Sain - 07170 LUSSAS - 04 75 37 72 24
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