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Mais où sont passées les amies de Maya ?

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   26-02-2009
Mais où sont passées les amies de Maya ? Il y a un peu plus de deux mois,
un rapport parlementaire a été remis à Michel Barnier et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s’intitule: La surmortalité des abeilles “n’est plus contestable”.
Ils ont alors proposé de tout mettre en oeuvre pour mieux l’expliquer et à terme, mieux lutter contre.
Le député de Haute-Savoie,

Martial Saddier, a proposé quant à lui de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d’ici le 1er janvier 2010 pour faire un inventaire précis et régulier du cheptel et mieux comprendre de quoi il souffre.  Le député préconise également la création d’un Institut technique et scientifique de l’abeille. Michel Barnier lui a alloué un budget de 150.000€.

Du sort des abeilles dépend le respect de la biodiversité.

C’est une menace pour la biodiversité, pour la production de fruits et de légumes et pour le travail des apiculteurs : depuis vingt ans, une disparition progressive des abeilles est constatée.
La surmortalité est désormais de l’ordre de 30 à 40% et ne cesse d’augmenter.

Jusqu’à présent, la majorité des apiculteurs accusaient les pesticides, et notamment les insecticides utilisés  comme le Gaucho ou le Régent, d’être à l’origine de la mort des abeilles.
Ces produits sont interdits depuis trois ans et les abeilles continuent de disparaître de façon inexpliquée.
Les parasites, et notamment le varroa, sont pointés du doigt.

Parmi les leviers d’action évoqués également :

redonner du nectar aux abeilles en luttant contre la disparition des fleurs, notamment sauvages, une des conséquences de la destruction des prairies naturelles, des haies et de l’augmentation de la monoculture.

Avoir les bons gestes,

et les plus simples suffisent : laisser 1m²  d’herbe sauvage dans son jardin ou laisser pousser librement  le bord des chemins, les abeilles retrouveront de quoi se nourrir sans difficulté.

Arrivée sur Terre avant l’homme, il y a plus de 60 millions d’année, Apis mellifera, l’abeille à miel reste indéniablement aussi indispensable à son économie qu’à sa survie.

 

 

Ce qui peut faire bouger ?

Eh bien peut être, par exemple aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui dépendent de ces travailleuses gratuites sont évaluées à près de 15 milliards de dollars…

En 2007, les disparitions d’abeilles ont atteint un pic alarmant, qualifié de catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures : les pommiers, amandiers, avocats, cerisiers,  oignons,  concombres, coton, l’arachide, le melon… dépendent de 90 % à 100 % des abeilles pour leur pollinisation.

A mettre en parallèle avec un autre chiffre évoqué par Michel Barnier : 9% de la valeur alimentaire mondiale est lié à la pollinisation, c’est-à-dire à l’activité des abeilles.

* Sources  -  www. terresacree.org
 

 

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