En 1960, Labels Agricoles (Label Rouge). En 1965, le premier Label Rouge avicole.
En 1989, le « Certificat de Conformité Produit » qualifiant un produit par rapport à des caractéristiques ou à des règles.
En 1992, l’Union Européenne opte pour une politique de qualité à travers l’Identification Géographique Protégée (I.G.P.), l’Appellation d’Origine Protégée (A.O.P.) et l’Attestation : Spécialité Traditionnelle Garantie (S.T.G.).
Pour s’y retrouver, en 1999, la Loi d’Orientation Agricole entérine l’ensemble de ce dispositif en définissant cinq signes de qualité:
- Label - Certification de Conformité Produit - Appellation d’Origine Contrôlée - Agriculture Biologique - Montagne.
A la différence des autres signes officiels, la mention «
Agriculture Biologique» encadre uniquement un mode de production non dépendant d’un territoire et impliquant uniquement une obligation de moyens.
C’est donc une double spécificité qui concerne l’ensemble des produits agroalimentaires en répondant à des règles non plus nationales mais européennes, pour les produits végétaux et pour les produits animaux bruts ou transformés.
L’agriculture Bio et l’agriculture Dynamique
Tout le monde est concerné ou le sera, à commencer par les consommateurs, les jardiniers amateurs, puis les commerçants et bien sûr les agriculteurs et les transformateurs...
La France a été l’un des premiers pays européens à mettre en place un dispositif approprié en matière d’agriculture bio.
Il existe de nombreuses associations qui agissent pour faire évoluer les mentalités et qui accompagnent aussi ceux et celles qui sont, de plus en plus en demande d’une alimentation de qualité, non seulement à la maison mais aussi dans la Restauration et même celle hors foyer.
L’agriculture Bio
« Agriculture biologique » (A.B.) est propriété du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche qui définit la marque collective de certification à la française des produits de l’agriculture biologique.
Le logo AB apporte immédiatement une identification visuelle très claire.
Parmi de nombreuses définitions de l’Agriculture Biologique, en voici une :
- un système où il ne s’agit pas de nourrir directement la plante, mais de fonctionner avec tout l’écosystème air eau sol plantes animaux, sans le forcer.
- un respect des éléments naturels : nourrir une vache avec de l’herbe, et non avec des concentrés contenant des sous-produits animaux ; la terre est un milieu vivant que l’on «nourrit» par la pratique du compostage des matières organiques.
- une gestion rationnelle de la fraction du sol et le respect des cycles biologiques et de l’environnement, tenant en compte des connaissances en écologie par une production : de qualité, d’équilibre, plus autonome, plus économe et non polluante.
Un produit bio est un produit ou une denrée alimentaire :
résultant d’un mode de production exempt de produits chimiques de synthèse, appliquant des méthodes de travail fondées sur le recyclage des matières organiques naturelles et sur la rotation des cultures, respectant un plan de conversion des terres de deux ans avant ensemencement pour les cultures annuelles et de trois ans avant récolte pour les cultures pérennes, utilisant des moyens de lutte biologique, limitant l’emploi d’intrants (additifs, conservateurs, désinfectants, nettoyants...) et privilégiant les intrants naturels.
Sont appelés « intrants » les différents produits apportés aux terres et aux cultures : les engrais - les amendements améliorant les propriétés physiques et chimiques du sol, tels que le sable, la tourbe, la chaux... et les produits phytosanitaires, les activateurs ou retardateurs de croissance.
Aujourd’hui, tous les consommateurs peuvent trouver tous les produits bio dans tous les circuits de distribution.
Les produits bio empruntent essentiellement trois circuits de distribution : les magasins spécialisés organisés : en réseaux, indépendants ou artisanats «traditionnels», les grandes et moyennes surfaces (GMS) et enfin la vente directe.
Un commerce particulièrement dynamique
Mais on peut dire de manière générale, que les magasins spécialisés proposent une large gamme de produits et ont une position dominante dans la vente de produits d’épicerie et traiteur par rapport aux autres circuits. Il faut citer également la Restauration Hors Domicile, encore modeste, mais qui connaît de plus en plus d’initiatives d’introduction de produits bio dans les menus.
Les produits frais en tête des ventes alimentaires bio :
Le rayon crèmerie, avec les produits laitiers et les œufs, représente près de 21% de la consommation des aliments bio.
Suivent les fruits et légumes bio avec plus de 16%, puis viennent les différentes catégories de pains et farines qui représentent 12%, ainsi que les vins issus de raisins biologiques et autres boissons alcoolisées, avec à leur côté, les viandes et volailles aussi avec leur 12 % du marché bio.
L’épicerie sucrée : biscuits, confitures … les rejoint avec 11% de part des ventes et 9% pour l’épicerie dite salée : huiles et condiments.
Où en est l’Agriculture Biologique ?
L’AB se refuse au grand productivisme, en revanche en plein développement, elle utilise tout un éventail de techniques comme : - l’agriculture biodynamique (vision plus sensible de la nature et des cycles humains)
- la permaculture avec 4 grands principes : pas de labour, pas de pesticides, pas d’engrais, pas de sarclage.
- et pour certains, la traction animale.
Où trouver les produits issus de l’AB ?
En France,
le réseau des Biocoop, avec 270 points de vente, (abrév. de Biologique et de Coopérative) fondé en 1987 par des coopératives et des groupements d’achats qui approvisionnaient les consommateurs en produits bio et du commerce équitable. Depuis 2002, l’association est devenue une société anonyme coopérative.
En Ardèche
Sur notre département, deux boutiques une à Annonay (Bionacelle) et une à Vallon Pont d’Arc (La Maison du Bio), sur une ville comme Aubenas d’autres commerces, Terrabio, le Marché Naturel et la Maison d’Olive fournissent en produits frais, épicerie sèche, produits d’entretien…et autres.
D’autres réseaux comme le réseau A.V.E.C. Rhône-Alpes (Agriculteurs en Vente Collective directe) Ici on n’est pas dans le 100% Bio mais depuis 18 ans, ce réseau travaille sur la transparence. C’est en fait un système de commercialisation imaginé par des producteurs fermiers afin de répondre aux attentes des consommateurs.
Dans ce principe il a, à Aubenas «la Musette» et à Joyeuse, «Les Bourrons Couchus» qui présentent des produits frais et de saison. A tour de rôle, un producteur vient vendre ses produits avec ceux de ses amis et collègues.
Les marchés
Et vous ne le saviez peut-être pas, mais en Ardèche, le seul marché uniquement bio se déroulera bientôt (?) tous les mercredis de 16 h à 20 h Place du Château à Aubenas, mais en attendant il est encore à Lachapelle s/s Aubenas. C’est un marché qui respecte bien la saisonnalité des produits.
Le panier
Il existe aussi une démarche originale, celle des paniers, où le consomm’ acteur s’engage à l’avance sur un versement : 10 à 20€/ semaine auprès de producteurs qui fournissent un panier de légumes… comme l’AMAP*.
Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne. C’est un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme locale, basé sur un système de distribution de « paniers » composés des produits de la ferme, un contrat solidaire basé sur un engagement financier de consommateurs, qui payent à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie.
AB : ce label, alors là je dis, oui mais…
Sur le territoire, beaucoup de producteurs ne possèdent pas le label AB du Ministère de l’Agriculture. En effet cette appellation a un coût, il faut un cahier des charges précis, il faut faire appel à des organismes certificateurs. Beaucoup de producteurs ne peuvent pas payer cette certification, mais ce n’est pas pour autant que leurs produits ne sont pas excellents. Ici nous devons avoir une démarche de recherche et de curiosité en allant vers ces producteurs comme ceux du réseau AVEC.
Qui l’affirme ?
C’est Marie Christine Baudin la cuisinière de « Le bonheur est dans l’assiette « une association qui propose des repas qu’elle confectionne chez vous, ou là où vous voulez, MAIS avec des produits de producteurs locaux.
Je l’ai interrogée, pour répondre à ce sujet qui prête à débat car Marie Christine est une cuisinière différente qui aime surprendre ses invités et les interpeller par ce qu’ils mangent. Elle estime que la corvée « faire la cuisine » ou manger toujours la même chose, peut laisser place à sa créativité avec céréales, légumineuses…
ou toute sorte de légumes. Vous seriez surpris de savoir tout ce qui peut être réalisé pour obtenir une cuisine saine et originale.
Elle me cite Hippocrate lequel disait en 400 avant Jésus Christt :» Que ton aliment soit ton premier médicament «
Elle le clame avec d’autres, que la nourriture a une incidence directe sur la santé et il faut savoir respecter son corps et pour cela il est indispensable déjà, de bien gérer les 3 repas quotidiens, d’où l’importance de manger des produits sains issus de l’agriculture biologique ou naturelle.
«-Quand ma cuisine est saine, attrayante, créative et colorée, pour moi c’est un vrai bonheur… Il faut oser la créativité, allier par exemple des légumes et des légumineuses, des céréales et les oléagineux… quelques graines... des huiles différentes … des épices tout en assurant un repas complet et équilibré …»
Le saviez vous ?
Marie Christine, que répondez-vous à celles et ceux qui disent que manger Bio coûte cher ?
«- Mais NON puisque j’en achète moins… d’ailleurs, je savais que vous alliez me poser cette question! Alors j’ai fait un test rien que pour vous, pour expliquer pourquoi ce n’est pas plus cher, et qu’en plus vous mangez sain !
Lorsque vous achetez un poulet bio, sa valeur nutritive à poids équivalent vous en laissera plus dans votre assiette. Avec un poulet bio, il n’est pas rare, me dit-elle, de voir que vous pouvez à 4 personnes en faire 2 repas ou le déguster à 8.
Et un produit naturel que l’on a laissé mûrir et se remplir de soleil, va nous apporter nutritivement deux fois plus, qu’un autre produit poussé trop vite et mûri artificiellement.
Essayez et vous verrez que progressivement, avec plaisir vous mangerez mieux en ne dépensant pas plus !
Il vaut mieux manger moins de poulet issu du Bio, que plus de celui de l’agriculture industrielle.»
Marie- Christine Baudin
« le bonheur est dans l’assiette»
Cuisinière coordinatrice pour l’événementiel
04 75 37 08 33 – 06 74 50 44 04
Les Français et l’image du Bio :
Une enquête de l’institut CSA, réalisée pour l’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique:
90 % de français estiment que le produit AB aide à l’environnement
47 % des français consomment des produits bio 1 fois / mois
56 % se sentent proches des valeurs bio
72 % achètent en grandes et moyennes surfaces
43 % achètent sur les marchés
29 % achètent en magasins spécialisés
22 % achètent auprès d’artisans – commerçants.
22 % achètent directement à la ferme.
* Il y a une AMAP org par l’ass. Terre et Humanisme réunion tous les vendredis à partir de 19 h – le mas de Beaulieu 07 Lablachère - 04 75 36 64 01