Quand elles sont conjugales :
Ce sont : - insultes - chantage affectif - pressions psychologiques, dont le harcèlement moral - agressions physiques - viols et autres pratiques sexuelles imposées…
Crier, hurler, donner des coups, gifler, jeter par la fenêtre, à la porte, séquestrer, brûler, étouffer, étrangler, tuer…
Il y a aussi la violence verbale permanente utilisée pour contrôler la victime.
Moralement ce sont des insultes, des critiques permanentes, du chantage… des humiliations, et lorsque ces violences sont de l’ordre sexuel, ce sont des viols, sévices, agressions, la victime est même parfois «prêtée».
On parle également de violence économique lorsqu’on interdit ou on empêche la victime de travailler ou d’accéder au compte courant familial.
D’après le Rapport Coutanceau, il y a 3 types de profils d’auteurs de violence identifiés :
1er groupe : les violents sont des hommes immatures, impulsifs qui s’énervent et n’exercent leur violence que sur leur compagne.
2ème groupe : les psychorigides sont des personnes autoritaires, instables, agressives, jalouses, qui trouvent normal de dominer leur compagne.
3ème groupe : les sociopathes véritables : des individus asociaux dont le profil de personnalité est particulièrement problématique avec un égocentrisme très marqué et une dimension paranoïaque et mégalomaniaque n’éprouvant aucune culpabilité à faire souffrir leur compagne.
La personne violente entre dans un processus de Négation : « – ce n’est rien, c’est juste un accident !» et renvoie la faute à son partenaire.
Alors que la victime a un sentiment de culpabilité et de honte en cherchant à savoir ce qu’elle a fait pour subir cette violence et souvent pense que les choses vont changer. Mais elle subit une emprise et vit dans la peur, la crainte et croit être dans l’incapacité de s’en sortir, elle perd toute estime d’elle-même. Si elle part, ou projette un départ, elle craint de rencontrer la misère, a peur des obstacles matériels comme l’hébergement, l’emploi, l’argent pour nourrir les enfants. Il faut savoir que les victimes sont menacées de représailles sur elle et /ou leurs enfants, et surtout, surtout, elles méconnaissent leurs droits.
La violence faite aux femmes repose sur le silence et le refus de voir chaque jour ce qui est évident.
Que faisons-nous - en qualité de parents ou d’enseignants, lorsque nous entendons les garçons traiter les filles de « putes » ou d’autres noms tout aussi insultants ?
- lors de soirées lorsqu’un homme harcèle ou tient des propos méprisants à l’égard de sa femme, de son amie, et même des femmes en général ?
- lorsque nous suspectons qu’une voisine est victime de violences de la part de son mari ou de son compagnon ?
- quand nous remarquons qu’une de nos amies ne va pas bien, et qu’on sent ou qu’on voit qu’elle a un problème.
si nous ne réagissons pas, des milliers de femmes et d’enfants victimes de violences, continueront de vivre l’enfer !
En Ardèche, il y a un organisme qui peut vous aider :
Le CIDFF de l’Ardèche gère un Bureau d’Aide aux Femmes Victimes de Violences, où les femmes peuvent trouver les informations et le soutien dont elles ont besoin, des permanences sont présentes dans différents lieux du département.
Sur RV en téléphonant au 04 75 93 31 70
Des groupes de paroles également existent, où les femmes victimes de violences peuvent échanger entre elles sur leur vécu, leurs envies et difficultés.
Et si vous rencontrez une personne victime de violences, l’Etat a mis en place un numéro d’appel unique pour tout le territoire :
appelez le 3919