Bien-etre


La methode e.s.p.e.r.e II

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   02-12-2008
 La methode e.s.p.e.r.e II pour une  communication saine et vivante

Jacques SALOME (psychosociologue et auteur de nombreux ouvrages), pour nous aider à mieux communiquer, a créé une approche simple et efficace, qu’il nomme méthode E.S.P.E.R.E (Energie Spécifique Pour une Ecologie Relationnelle Essentielle).
Précédemment, nous avons vu l’importance de clarifier la relation. Aujourd’hui, afin d’aller plus loin,  nous observerons de plus près, la relation elle-même.


Voici, dans ce schéma, représentée la relation entre  A et B.



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Si nous la « disséquons » cette relation, nous constatons qu’en fait, elle est composée d’un double canal, l’un allant de A vers B, et l’autre de B vers A. Ici, nous nous aidons de couleurs différentes :

L’écharpe* verte montre la relation de A vers B et l’écharpe rouge la relation de B vers A. Ainsi, ce que A va donner ou demander à B, va passer par cette sorte de tuyau relationnel (vert) ; alors B va pouvoir accepter ou refuser. Et tout cela, réciproquement par le canal rouge. Nous pouvons donc déjà pointer, les notions de co-responsabilité et de réciprocité dans chaque relation. Tous les partenaires sont « parties prenantes », ils peuvent mettre des paroles, des gestes, des regards dans ce canal…


Or, il arrive que le conduit relationnel soit encombré, que ce « pont vers l’autre » ne soit pas suffisamment nourri, vivifié par les stimulations indispensables.

Et nous pouvons d’ores et déjà, nous demander de quel type est la relation entre A et B et entre B et A. Est-elle suffisamment fluide pour « laisser circuler » ou au contraire est-ce un lien qui immobilise, voire même «déforme » ou étouffe les échanges ?


Observons cela à partir d’exemples :

Imaginons que A et B soient deux amies et que A propose à B de voir un film d’horreur au cinéma.

La relation est fluide et équilibrée lorsque B peut répondre librement (positivement ou négativement), en se respectant.

La relation est encombrée lorsque B va dire un « oui » ou « non » qui n’est pas un « vrai oui » ou un « vrai non ».

C’est le cas, lorsque B dit « non » parce qu’elle pense par exemple, être une gêne pour A, sans avoir de preuve tangible de cela, sans que son amie le lui ait clairement dit.  

En réalité, B adorerait y aller et c’est peut-être son cinéma intérieur qui l’en prive.


C’est aussi le cas lorsque B dit « oui », alors qu’elle déteste les films d’horreur mais n’ose pas le dire à son amie pour x ou y raison.  

Que pourrait–elle faire ? Dans ce cas précis, pour B, il est peut-être possible de dire « oui » au cinéma (avec un autre film), « oui » à son amie (qu’elle apprécie beaucoup) mais « non » au film d’horreur. Les choses deviennent plus simples .


Comme nous le voyons, il est parfois difficile de se positionner. Dans l’exemple du cinéma, l’enjeu reste mineur, mais ces questions s’appliquent aussi aux situations majeures de notre existence. S’affirmer, c’est s’offrir plus d’espace sans avoir besoin de disqualifier, dominer, juger l’autre ou dénier le point de vue de l’autre. Dire de « vrais ouis » est un exercice de chaque jour, qui améliore sensiblement la communication. Il me semble donc essentiel de donner quelques repères permettant de faciliter nos relations. Les mots donner, demander, recevoir (dire oui), refuser (dire non) vont rester au centre de ce propos.

La relation vivante offre les possibilités suivantes :

DEMANDER : sans réticence. (C’est-à-dire sortir de «Je n’ose pas demander», «Je voudrais que l’autre devine mes demandes »

DONNER : sans regret, contrainte, condition ou tentative de manipulation (dépasser « Je te donne ceci, si »….). Le don par définition est gratuit.

REFUSER : sans culpabilité. (J’ai le droit de dire un « non » qui ne va pas contre l’autre, ne rejette pas l’autre mais qui permet  mon affirmation.)

RECEVOIR : sans se sentir redevable. (Je le redis : le don est gratuit.)

Tous ces éléments s’inscrivent bien sûr, dans l’ici et maintenant. Mais si l’un d’eux n’est pas possible alors, c’est là qu’il y a difficulté de communication et c’est là que l’on peut agir.

La méthode E.S.P.E.R.E prend la relation comme sujet d’observation. Elle en pointe les fonctionnements et les points d’appui. Cette démarche est aussi une invitation à la transformation. Pour se faire, les repères cités précédemment peuvent nous aider, car c’est par l’analyse et le pointage des leviers d’actions que nous avançons. Dès maintenant, nous pouvons envisager l’examen de nos relations et modes de communication. Dès maintenant, nous pouvons élargir nos possibles.

 

*J. Salomé représente habituellement la relation par une écharpe. Il parle aussi de « canal », de « couloir », de « pont », de « conduit »  etc … (voir son livre « Pour ne plus vivre sur la planète taire. »)


Ateliers mensuels Méthode E.S.P.E.R.E au centre Holistique d’AUBENAS  

Pascale BERNARD psychothérapeute en Psychosynthèse

Formée à la méthode ESPERE par J.Salomé et M. Daumas

co-secrétaire d’Ardèche Bien Etre - 06 72 04 05 58 Mirabel 07170

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