Bien-etre


Langage des astres - 3 -

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   27-04-2009
Le mois dernier nous avons vu que ce sont les bébés qui manifestent de la manière la plus pure les caractéristiques de la Lune : leur nature pulsionnelle, instinctive, qui réclame la satisfaction de leurs besoins vitaux, dans un environnement spécifique à cette nature particulière. Ce mois-ci, la Lune dans le signe du Taureau a un besoin de stabilité, un besoin de contact charnel, un besoin de nature, un besoin d’explications.
Voici le conte de Mai.
Il était une fois …
Taurillon, le petit taureau, le copain de Cabri. Ils vivaient tous les deux, vous en souvenez-vous dans cette jolie petite ferme sur le Plateau ardéchois ?
Taurillon était connu partout, auprès de tous ses autres amis pour sa placidité, sa tranquillité : il détestait par-dessus tout changer quoi que ce soit autour de lui et il se sentait vraiment en sécurité par le rythme des tétées, des jours et des nuits, des saisons qui reviennent et reviennent sans qu’on leur demande rien. Sa maman et son papa savaient très bien que leur petit Taurillon n’était pas très vif. Mais attention ! Cela ne voulait pas dire qu’il était amorphe, apathique ou mou ! Il savait tout à fait ce qu’il voulait même que parfois il était plutôt obstiné. Il prenait son temps pour tout. Tiens ! Par exemple quand il tétait. Il ne fallait pas que sa maman le presse, le stresse, lui dise d’aller un peu plus vite parce qu’elle devait s’occuper de ses frères et petites sœurs. Il fallait qu’elle se montre patiente. Sinon, Taurillon au bout d’un moment devenait tout rouge, il se mettait vraiment très en colère et tous à la ferme étaient surpris de son comportement tant il était d’habitude calme et flegmatique. Et sa maman comprenait très bien alors qu’il était insatisfait, perdu, qu’il ne se sentait pas en sécurité parce qu’il ne tétait pas son bon lait blanc et crémeux en prenant son temps et à heures fixes. Taurillon avait besoin de régularité, comme le disaient les grands Taureaux.
Ce qu’il aimait par-dessus tout notre Taurillon c’étaient les caresses, les câlins, les petits baisers et toutes sortes de papouilles que sa maman lui prodiguait partout sur son petit poitrail, son échine, entre ses cornes qui allaient bientôt pousser.
Il en demandait tant et plus surtout si elle le massait en même temps ! Il adorait. Il adorait plus, et encore bien plus, qu’elle le mette contre elle parce que respirer l’odeur de sa maman était important pour lui et cela le sécurisait énormément. Je ne vous parle pas des tétines desquelles coulait un mets délicieux pour lui. Il était goulu, et comme on disait dans la basse-cour de la ferme « il ne fallait pas lui en promettre » ! Le regarder téter faisait vraiment plaisir à voir. Et puis le lait de sa maman était naturel. Elle paissait dans les près autour de la ferme qui n’avait jamais vu un gramme de pesticides de leur vie ! Et vous voulez savoir ce qui mettait notre petit taureau en extase ? Boire le lait de sa maman pendant qu’elle chantait de sa voix douce de velours, des comptines, des berceuses, des chansonnettes. Parce que dans ces moments-là ils ressentaient tous les deux une joie infinie. C’est pour cela que, lorsqu’il chipotait et ne se nourrissait pas, sa maman savait que Taurillon avait un gros, gros, problème relationnel. Parce que pour son petit, sa maman savait qu’amour et nourriture c’était ce qui lui convenait le mieux.
Vous n’avez pas oublié que Taurillon vivait à la campagne et la ferme était le lieu qu’il affectionnait le plus. Dans l’herbe ou dans la terre glaise des sillons fraîchement tracés dans les champs, avec ses amis (il en avait beaucoup et il les aimait vraiment de tout son cœur), il adorait y jouer à saute-mouton ou bien encore faire des cabrioles, des culbutes et des galipettes. Il cueillait les fleurs du jardin, sa maman le lui permettait parce qu’elle savait combien il avait besoin de les admirer pour leurs ravissantes couleurs, de les sentir, de les respirer, de les renifler et de décorer ainsi sa litière dans la bergerie.
On disait de Taurillon qu’il avait une sacrée mémoire ! Il se souvenait de tout d’autant mieux que ça lui permettait de se remémorer des évènements, des faits, des situations qu’il connaissait déjà parce que cela se répétait et cela le rassurait. Il pouvait d’ailleurs se montrer rancunier et faire comme l‘éléphant, un vague cousin qui vivait en Afrique : faire payer plus tard à sa famille, ses amis d’avoir été insatisfait de manière trop répétée ! Tout petit déjà, encore plus qu’aujourd’hui, si on lui expliquait pourquoi sa maman ou son papa lui avait interdit de faire ceci ou cela (mais pas trop souvent quand même !) il acceptait la remontrance surtout si avec l’explication que lui donnait ses parents, il obtenait une petite compensation, une savoureuse confiserie par exemple (il se régalait de confiture de lait ou de châtaignes bio). Il se sentait en sécurité …
Et c’est ainsi que Taurillon a vécu plusieurs mois dans la bergerie de son papa et de sa maman, qui était dans un enclos, dans une jolie petite ferme en Ardèche… Avant de devenir grand !...


“le mois prochain nous aborderons dans un autre conte, la Lune dans le signe des Gémeaux”
 
Paule Bazerque
Astrologue-Praticienne de la relation d’aide
A Largentière et Nîmes

06 87 10 83 09 ou 04 75 36 62 25
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