Définitions
Maintenant, définissons ce qu’est une personne responsable :
une personne responsable est une personne capable d’assumer les conséquences de ses choix, de ses décisions, de ses actions, de ses réactions. Il en découle que nous ne sommes pas responsables de tout ce qui se passe autour de nous. Par contre, nous sommes responsables de nos réactions face à ça. Cela fait une grosse différence. Quand cette différence n’est pas comprise, on mélange responsabilité et culpabilité.
Ainsi, on est responsable seulement de soi-même. Si on se sent responsable du bonheur de quelqu’un d’autre, ce qu’on fait en réalité, c’est vouloir diriger, contrôler la vie de l’autre. Ce n’est pas la façon d’aimer la plus appropriée : c’est une façon dérangeante d’aimer, source d’attentes et qui fait vivre beaucoup d’émotions.
Se sentir responsable du bonheur des autres
Se sentir responsable du bonheur des autres a de multiples conséquences néfastes :
• On prend en charge des responsabilités incombant aux autres et on finit par se créer un bon mal de dos ou des tensions dans les épaules parce que, symboliquement, on en prend trop sur son dos ou sur ses épaules.
• On restreint notre propre espace. Le temps consacré à se soucier des autres, à faire pour eux, nous empêche de nous occuper de nous-même, de nous réaliser.
• On induit des réactions de rejet, exprimées ou non, dans notre entourage. Si vous voyez, dans votre famille ou autour de vous, quelqu’un qui est régulièrement en réaction à ce que vous dites, à ce que vous faites, c’est sûrement que vous vous sentez trop responsable pour lui, que vous entrez trop dans son espace.
Interrogez-vous : “S’il essaie de me faire réagir comme ça, est-ce que ça se pourrait que je sois dans son espace?”. Pour être sûr, demandez à la personne concernée :
“Est-ce que tu trouves que je suis trop envahissant(e)?”
• On empêche ou on limite l’évolution des personnes dont on se sent responsable. En prenant en charge des choses qui les concernent, on ne leur permet pas de faire leur propre expérience, de progresser. On rend les personnes dépendantes de nous.
Ce qui ne les aide pas à s’assumer, à devenir autonomes. C’est particulièrement le cas avec nos enfants.
La loi du retour
Parce que nous sommes responsables, tout ce qui sort de nous nous revient. C’est ce qu’on appelle la loi du retour. Toute action entraîne une réaction. Toute énergie produite par un individu a une conséquence de la même nature que l’énergie de départ. C’est une loi spirituelle qu’on appelle le karma. Contrairement à une idée communément répandue, le karma n’est ni bon ni mauvais. Il est, tout simplement.
Mais, c’est le fait de croire, consciemment ou inconsciemment, que nous avons commis une faute, qui va créer un karma négatif qu’on se sentira obligé de payer tôt ou tard. En déclenchant un processus de culpabilité, on crée en nous une énergie négative qui va nous suivre et attirer à nous le même genre de situation, jusqu’à ce qu’on ait réglé le problème.
Quand vous vivez une situation difficile, il faut rester ouvert et se remplir d’amour pour soi et pour les personnes impliquées dans la situation. En faisant cela, on ne crée aucun karma négatif. Qui plus est, on se débarrasse du karma négatif qui a provoqué cette situation. Quelle que soit notre réaction, même si on voudrait réagir autrement, au moins accepter qu’on ne sait pas faire autre chose pour l’instant, sans rajouter de culpabilité.
La loi du retour nous aide à vérifier si nous sommes en accord avec nos actes, si nous les acceptons vraiment. Exemple: On me demande un service et je dis non. Je me sens en paix avec moi-même parce que je sais que les autres ont aussi la possibilité de me dire non si je leur demande un service. Par la suite, quand je demande un service à quelqu’un et qu’on me dit non, je vois comment je réagis. Si je vis mal qu’on me dise non, c’est le signe que je ne me suis pas vraiment accepté(e) quand je l’ai fait et qu’une partie de moi s’est sentie coupable.
Il est important d’être conscient de la loi du retour pour prendre des décisions dans notre vie. Avant de faire quoi que ce soit, se demander : Est-ce que c’est intelligent pour moi de faire ça? Est-ce que je pourrais assumer les conséquences (loi du retour)? Peut-être que, pour le moment, telle chose n’est pas bonne pour moi parce que les conséquences sont trop difficiles à assumer.
Nous avons toujours le choix de la façon dont nous réagissons
Il est utile de regarder notre vie avec un peu de recul. Notre vie est remplie d’incidents, de toutes sortes de personnes et de circonstances qui sont là pour nous permettre de prendre notre responsabilité et de dire : Est-ce que je choisis l’amour, ou la peur, la haine, les émotions face à ce que je vis? Qu’est-ce que je choisis de vivre avec cet incident, cette situation? Qu’est-ce que je me suis donné à apprendre dans cette situation ? Quelle façon de penser dois-je changer ? En agissant ainsi, on cesse de se positionner en victime, on arrête de subir. Ce faisant, on retrouve son propre pouvoir créateur, on redevient capable de changer les choses dans le bon sens.
Parfois, les situations vécues ont entraîné de telles souffrances qu’on n’est pas capable de rester en paix avec la personne dont l’attitude a engendré ces souffrances.
Article réalisé pour Ma Bastide
par Nathalie Corbineau