Bien-etre


Les blessures de l'enfance - 6 -

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   01-12-2008
 La blessure d’humiliation et le masque de masochiste
 
Ce mois-ci, nous abordons la troisième des cinq blessures de l’enfance, ou blessures de l’âme
Rappel sur la notion de masque : il représente un type de personnalité qu’on adopte avec son caractère, ses façons de penser et ses comportements. Par exemple : quand une personne se sent humiliée, elle porte son masque de «masochiste», c’est-à-dire qu’elle adopte le comportement d’une personne masochiste. Le mot «masochiste» peut déranger et il est nécessaire de préciser son sens. Ici, il renvoie à l’idée que la personne va se faire souffrir en s’humiliant elle-même, avant que les autres ne le fassent, ou qu’elle va se faire souffrir en prenant trop de choses sur elle pour ne pas se sentir humiliée.
Comment se met en place la blessure d’humiliation

L’enfant s’est senti brimé dans ses envies, contrôlé au moment du développement des fonctions du corps : manger tout seul, être propre, être autonome dans ses déplacements. C’est souvent un enfant qui s’est senti restreint dans ses envies de bouger parce qu’il ne devait pas se salir, qui a ressenti du dégoût de la part de ses parents par rapport à ses fonctions naturelles. Le contrôle s’est effectué par l’humiliation, la honte, comme un «Tu as vu comme tu es sale! « claironné bien fort devant tout le monde. La blessure d’humiliation est éveillée entre un an et trois ans. Elle se vit le plus fortement avec le parent qui a pris soin de l’enfant au moment de l’acquisition de l’autonomie, généralement la maman.

Le comportement d’une personne qui porte son masque de masochiste

Pour ne pas avoir honte, le masochiste veut se montrer très performant : il prend beaucoup sur son dos. Et plus il en prend sur son dos, plus il prend du poids. Quand le masochiste semble tout faire pour les autres, c’est en fait pour se créer des contraintes. Inconsciemment, il a la croyance que, pendant qu’il aide, il ne fera pas honte aux autres. Mais, en se comportant de cette manière, il se sent humilié parce qu’il trouve qu’on abuse de lui et qu’il est rarement reconnu pour tout ce qu’il fait.
Le masochiste a de la difficulté à exprimer ses vrais besoins parce que, depuis son plus jeune âge, il s’empêche de parler de peur d’avoir honte ou de faire honte à quelqu’un et, particulièrement à sa mère.
Sa peur d’avoir honte fait qu’il a du mal à s’ouvrir aux autres, à se confier.
Le masochiste est très souvent hypersensible et la moindre petite chose le blesse. Donc, il fait tout pour ne pas blesser les autres. Si quelqu’un se sent malheureux dans son entourage, il se sent responsable. En étant à l’affût de l’humeur de ceux qui l’entourent, il n’écoute pas ses propres besoins. Il se fait souffrir en ne les écoutant pas et alimente ainsi son masque.

La liberté est très importante pour le masochiste : ne rendre de compte à personne, faire ce qu’il veut quand il veut. Quand il se sent libre, il s’éclate sans limites. Et là, il a souvent honte parce qu’il se sent humilié par le regard des autres. La plus grande peur du masochiste est donc la liberté. C’est pourquoi il y a beaucoup d’énergie bloquée dans son corps. S’il arrivait à se permettre d’être libre sans honte, il débloquerait l’énergie et son corps mincirait.
Plus il subit d’humiliations, plus il prend du poids pour se protéger. La nourriture est une façon de se gratifier lorsqu’il trouve que les situations sont trop dures.

Quand il commence à se gratifier par d’autres moyens, il a moins besoin de compenser dans la nourriture. Mais il ne doit pas s’en vouloir pour cette attitude parce que c’est ce qui l’a aidé à pouvoir continuer à vivre. Il a eu besoin de son poids pour prendre sa place, pour montrer qu’il était solide.

Quelques précisions

Pour devenir conscient de sa blessure d’humiliation, le masochiste doit reconnaître à quel point il a eu honte de lui ou combien d’autres personnes ont pu avoir honte de lui. Il doit devenir conscient de toutes les fois où il s’humilie lui-même, où il s’abaisse. Un autre moyen pour devenir conscient est de regarder s’il a tendance à prendre sur son dos les responsabilités ou les engagements des autres.
Si on veut aider une personne qui a la blessure d’humiliation : lui faire beaucoup de compliments, lui donner beaucoup d’amour (c’est le masque qui se prive le plus) ; la prendre par le bras et la soutenir, même si elle se fait croire qu’elle n’en a pas besoin. Il est important de ne pas forcer, d’avoir de la patience, de montrer qu’on a besoin d’elle. A l’opposé, éviter l’impatience et la moquerie, ne pas vouloir diriger la personne.
Faire des étirements physiques, se faire masser, entreprendre un travail d’expression vocale sont des activités qui aident beaucoup à lâcher progressivement le masque de masochiste.
 
La blessure d’humiliation et le masque de masochiste 00Que l’année 2009 voie la guérison de toutes nos blessures !
 
En ce début d’année, j’entame une nouvelle série de conférences et d’ateliers de pratique en lien avec la guérison de l’âme et l’évolution spirituelle.

Première conférence jeudi 15 janvier à 20h30  «La divinité de l’être humain».
Atelier dimanche 1er février «Outils de guérison de l’âme».
Je reste disponible pour des consultations individuelles.

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Article réalisé pour Ma Bastide
par Nathalie Corbineau

 



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