La 3ème étape
arrive quand on se donne le droit
d’avoir souffert et qu’on reconnaît que le petit enfant en nous en a
voulu à son ou ses parents, qu’il a même pu avoir de la haine à leur
égard. Or, la plupart du temps, on n’a pas pu exprimer notre colère à
ce moment-là, ni la tristesse qui a résulté de la situation. On a
étouffé tous les ressentis négatifs et on a refoulé la colère. Parfois,
la souffrance est si grande qu’on a peur d’être submergé d’émotions
négatives si on laisse remonter colère et haine. Le recours à l’aide
d’un thérapeute peut alors être nécessaire. Différentes techniques
aident à libérer progressivement ces émotions.
Je vous en propose deux qui demandent la même préparation et qu’on peut pratiquer même si le parent est décédé :
• Vous isoler dans un lieu et à un moment où personne ne viendra vous déranger (débrancher le téléphone).
• Si besoin, afficher devant vous une photo de l’enfant de 4 ou 5 ans que vous étiez.
• Si vous croyez aux anges ou à des guides spirituels, demandez-leur de l’aide.
• Reconnectez-vous à une situation de l’enfance ou vous en avez voulu à un de vos parents.
A partir de là, deux possibilités selon ce qui vous parle:
• Ecrivez sur une feuille tout ce que vous auriez eu envie de dire
au parent concerné à ce moment-là, sans vous censurer quant au
vocabulaire, personne ne lira ce que vous écrivez. Quand vous avez
fini, brûlez la feuille en posant l’intention de vous libérer de votre
colère, de votre tristesse.
• Faites un dessin de la situation exprimant votre souffrance, vos
émotions refoulées, en représentant votre parent et vous-même. Là
encore, ne vous censurez pas. Laissez votre main exprimez ce qui vient
et peu importe si vous ne savez pas dessiner. Ce qui compte, c’est la
libération de l’émotion. Brûlez la feuille à la fin comme ci-dessus.
La plupart du temps, la séance est courte, un quart d’heure environ.
Par contre, une seule séance de ce type est insuffisante. Nous libérons
colère, haine et tristesse par petits bouts. Ce type de séance est à
répéter de manière régulière, au moins deux fois par semaine sur une
certaine durée. Viendra un moment où vous sentirez que vous n’avez plus
ni colère ni tristesse, signe que votre enfant intérieur a libéré les
émotions refoulées.
Avec la 4ème étape,
on se met en paix avec ses parents, en ayant de la
compassion pour leur propre souffrance de petit enfant. Cette étape
n’est possible que si on a suffisamment accueilli et entendu la
souffrance et la colère du petit enfant en nous auparavant.
Sans cela, nous faisons la paix avec nos parents au niveau mental et
non avec le cœur et la blessure n’est alors pas vraiment guérie. Pour
cette étape, on parle à notre parent :
on lui dit qu’on regrette de lui en avoir voulu, qu’on n’avait pas
conscience de sa propre souffrance d’enfant et qu’on n’avait pas
réalisé qu’il avait fait au mieux de ce qu’il pouvait. Si on ne se sent
pas prêt à le dire en face à face avec le parent, s’imaginer en sa
présence et lui parler comme si on s’adressait à lui.
A la 5ème étape,
c’est à soi-même qu’on pardonne: en avoir voulu à nos
parents laisse toujours de la culpabilité chez l’enfant intérieur. Nous
parlons au petit enfant en nous à haute voix en lui disant qu’il a le
droit d’en avoir voulu parce que sa souffrance était trop grande et
qu’il mérite d’être aimé même s’il en a voulu, même s’il a eu de la
haine.
La 6ème et dernière étape
est celle où on s’autorise de plus en plus à
redevenir nous-mêmes. Progressivement, on laisse aller nos masques. On
accueille la vie comme elle se présente parce qu’on sait de les
expériences vont servir à nous apprendre ce qui est bon et intelligent
pour nous. C’est ça qu’on appelle l’AMOUR DE SOI.
Rappelez-vous que s’aimer signifie se donner le droit d’être tel qu’on est pour le moment.
Ce n’est pas du tout être parfait. S’aimer, c’est donc se donner le
droit de parfois blesser les autres en les rejetant, en les
abandonnant, en les humiliant, en les trahissant ou en étant injuste
avec eux, malgré nous. Si on se donne ce droit, on le donne forcément
aussi aux autres et les relations se simplifient.
On vit de moins en moins d’émotions difficiles et les situations
négatives répétitives s’espacent pour finir par ne plus se reproduire.
Bonne guérison et n’hésitez pas à vous faire aider si ce travail vous semble trop difficile.
Article réalisé pour Ma Bastide par Nathalie Corbineau
En novembre, je vous propose 3 conférences :
(voir annonce page La voix des associations).
1 sur les messages de la maladie le 7 - 1 sur le masculin et le féminin le 21 - 1 sur le message des rêves le 28
1 stage pour comprendre et intégrer le message de la maladie aura également lieu le samedi 15 novembre
1 atelier d’interprétation des rêves le samedi 28 après-midi.
Ces différentes animations auront lieu dans les environs d’Aubenas,
me contacter au 06 31 60 75 12 ou
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