Bien-etre


Les blessures de l'enfance - 4 -

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   01-12-2008
La blessure de rejet et le masque de fuyant
 
La blessure de rejet et le masque de fuyant Pour faire suite au précédent article, nous allons envisager les différentes blessures de l’enfance l’une après l’autre, en les prenant chaque mois dans l’ordre chronologique où elles peuvent être éveillées. Ce mois-ci, nous commencerons donc par la blessure de rejet. Un petit rappel sur la notion de masque : le masque représente un type de personnalité qu’on adopte avec son caractère, ses façons de penser et ses comportements. Par exemple : quand une personne se sent rejetée, elle porte son masque de fuyant, c’est-à-dire qu’elle adopte le comportement d’une personne fuyante. Elle va chercher à fuir la personne ou la situation qui la fait se sentir rejetée. Les masques sont lisibles dans la forme de notre corps physique, chaque masque allant de pair avec certaines caractéristiques du corps. Ils sont très visibles à l’âge adulte. Mais leur lecture n’est pas à faire dans l’enfance ou dans l’adolescence, le corps étant en modification permanente à ces périodes.


Comment se met en place la blessure de rejet

Le rejet est la première blessure à se manifester dans la vie d’une personne : on peut vivre du rejet dès la naissance et même avant la naissance pour certains. Par exemple : l’enfant non désiré parce que le couple parental n’est pas solide, pas prévu dans la durée. Ou l’enfant qui n’a pas le sexe attendu par les parents ou un des parents. Ou encore l’enfant dont la mère est hospitalisée suite à la naissance.
 
Le comportement d’une personne qui porte son masque de fuyant

L’enfant qui se crée un masque de fuyant est celui qui vit le plus dans son monde imaginaire. Il recherche sans cesse l’amour du parent du même sexe (le père pour un garçon, la mère pour une fille) ou il transfère ce besoin vers d’autres personnes du même sexe. Il est très sensible à la moindre remarque de ce parent. Il peut développer de la rancune, voire de la haine, tellement sa souffrance est forte ; cette rancune reste souvent en lisière de l’inconscient, l’enfant étant trop dépendant de l’amour du parent pour s’autoriser à l’exprimer. Adulte, la personne fuit facilement ou cherche à se cacher, à ne pas être remarquée, particulièrement quand elle a peur ou quand elle pense que sa présence n’est pas désirée. Elle est souvent dans la lune, pas vraiment présente. Elle s’habille avec des couleurs ternes ou en noir. Dans une foule ou dans un groupe, elle a tendance à être effacée, à écouter les autres plutôt que de s’exprimer. C’est souvent une personne ayant peu d’amis. Le fuyant ne semble pas attaché aux biens matériels car ils l’empêchent de fuir la réalité. Il est beaucoup plus intéressé par le spirituel. Il peut avoir des difficultés dans sa vie sexuelle parce que la sexualité le ramène trop en contact avec un corps qu’il cherche à ignorer et/ou parce qu’il pense souvent que la sexualité est une gêne pour la spiritualité.
Le fuyant se rejette facilement lui-même. Il a du mal à voir ses réussites, ses victoires. Il s’accuse quand les autres le rejettent. Il se trouve nul, sans valeur, pas intéressant. Il pense facilement que les autres sont mieux que lui, font mieux que lui.
   
Quelques précisions

La blessure de rejet est vécue essentiellement avec le parent du même sexe. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne vit pas de situation où le parent du sexe opposé nous rejette ; mais on vivra les choses différemment, en se sentant abandonné, déçu, … par ce parent. Le parent du même sexe étant le premier modèle pour nous apprendre à aimer, à nous aimer, la personne qui souffre de la blessure de rejet a des difficultés à s’aimer et à s’accepter. Elle se rejette elle-même.
La blessure de rejet va de pair avec beaucoup de peurs issues du vécu de l’enfance.
Ces peurs souvent irréelles à l’âge adulte entraînent un vide d’énergie et une sensation de fatigue. La personne est alors attirée par les choses sucrées pour compenser ce manque d’énergie. Mais c’est aussi la personne qui a le plus tendance à l’anorexie.
La blessure de rejet étant la plus ancienne, elle est bien ancrée dans nos mémoires cellulaires. Elle peut être difficile à conscientiser et à aborder parce que nous avons très peur de revivre la douleur qui y est associée. Nous pouvons commencer à en devenir conscient en observant les situations où nous nous sentons rejetés par les autres. Ceux qui nous rejettent sont là pour nous montrer à quel degré nous nous rejetons.
Les personnes souffrant de la blessure de rejet ont besoin de beaucoup d’accueil et d’amour pour être aidées. Pour cette raison, il n’est pas opportun de tenter de faire prendre conscience de sa blessure de rejet à quelqu’un qui ne vous a rien demandé, vous risqueriez de faire plus de mal que de bien.
Dans l’article du mois prochain, nous aborderons les étapes générales permettant de guérir les blessures et de transformer les masques qui y sont liés. L’approche détaillée des blessures reprendra les mois suivants.
 
En octobre,
je vous propose une conférence/démonstration sur les constellations familiales le 10
(voir annonce page La voix des ssociations),
un stage de constellations familiales le dimanche 19 et un stage sur les outils de guérison des blessures de l’enfance les samedi 25 après-midi et dimanche 26 matin.


Article réalisé pour Ma Bastide  par Nathalie Corbineau 
Animatrice conférencière
  06 31 60 75 12
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