L’autonomie affective |
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| 02-06-2009 | |
Le mois dernier, nous avons abordé la notion de responsabilité. Celle-ci va de pair avec l’autonomie affective. Une personne pleinement responsable est également une personne autonome sur le plan affectif. Commençons par préciser les notions car on confond très souvent autonomie et indépendance affective.- Dépendance affective : incapacité de se réaliser sans l’action ou l’intervention de quelqu’un ou de quelque chose.- Autonomie affective : capacité de connaître ses besoins et d’oser demander.- Indépendance affective : vivre en dépendant seulement de soi-même pour ses besoins et ne jamais demander.Généralement, nous avons du mal à sortir de la dépendance affective de l’enfance en raison de nos blessures et du manque d’amour de soi qui en a résulté. Cette dépendance occasionne des souffrances au fur et à mesure de l’avancée dans la vie et nous amène à faire le choix de l’indépendance pour ne plus souffrir. Acquérir son autonomie affective demande un certain travail pour retrouver l’amour de soi. Aujourd’hui, nous allons passer en revue quelques dépendances affectives qui, tant qu’elles ne sont pas réglées, limitent notre autonomie en nous faisant rechercher l’amour des autres pour compenser l’amour de soi manquant.1- Dépendre de l’accord ou de l’opinion des autres La personne a besoin d’avoir l’accord de quelqu’un d’autre ou de connaître l’opinion de l’autre avant d’agir. Exemple : pour suivre une formation, s’inscrire à un cours, la personne a besoin de l’approbation de son conjoint. Ou encore : la femme s’achète une robe qui lui plaît beaucoup mais son mari ne l’aime pas ; du coup, elle n’a plus envie de la porter.- Pour savoir si vous avez cette dépendance, demandez-vous : “Comment je me sens, est-ce que je vis des émotions si je dois prendre une décision importante seul/e ou si les gens que j’aime ne sont pas d’accord, désapprouvent ce que je fais ?” Avec cette dépendance, on manque de confiance en soi et on a la croyance qu’on n’en sait pas assez, que les autres savent mieux que nous. 2- Dépendre de la reconnaissance des autresLa personne a besoin de reconnaissance pour continuer ce qu’elle a commencé. Exemple : un homme s’occupe d’améliorer la circulation de l’information sur son lieu de travail. Il constate par lui-même que les choses vont mieux mais personne ne l’en a félicité et, de plus, certains ont fait des remarques sur des points à modifier. Du coup, il ne voit que ce qui ne va pas dans ce qu’il a mis en place et perd sa motivation.- Pour savoir si vous avez cette dépendance, demandez-vous : “Comment je me sens, est-ce que je vis des émotions si on fait des critiques sur quelque chose que j’ai fait ?” Avec cette dépendance, on manque d’estime de soi et on a la croyance qu’on ne fait jamais assez bien. 3- Dépendre de se sentir utileLa personne a besoin de se sentir utile.Exemple : la personne fait du bénévolat, se propose immédiatement chaque fois qu’il faut rendre service ; elle aime qu’on ait besoin d’elle. - Pour savoir si vous avez cette dépendance, demandez-vous : “Comment je me sens quand je passe du temps à faire des choses pour moi seul/e, à m’occuper de moi ? Est-ce que je me sens égoïste quand je me fais passer avant les autres ?” Avec cette dépendance, on manque de valeur et on a la croyance qu’il faut s’oublier, faire passer les autres avant soi. 4- Dépendre de l’attention des autresLa personne a besoin que les autres la remarquent, qu’ils s’occupent d’elle. Exemple de la personne qui veut toujours prendre la parole, qui interrompt pour mettre son grain de sel. Elle a besoin qu’on lui parle, qu’on lui dise qu’on l’aime.- Pour savoir si vous avez cette dépendance, demandez-vous : “Comment je me sens dans un groupe si on ne remarque pas ma présence ou si je me trouve au milieu de gens que j’estime plus importants que moi ?” Avec cette dépendance, on manque d’importance et on a la croyance qu’on ne peut exister qu’à travers le regard de l’autre. 5- Dépendre du bonheur des autresLa personne a besoin que ceux qui l’entourent soient heureux. Exemple de la personne qui ne peut pas être bien si quelqu’un de son entourage proche a des problèmes. Du coup, elle a de la difficulté à faire des choses qui la rendent heureuse.- Pour savoir si vous avez cette dépendance, demandez-vous : “Comment je me sens si les autres autour de moi sont malheureux, ont des problèmes ? Est-ce que je cherche des solutions pour les aider ? ” Avec cette dépendance, on manque de joie de vivre et on a la croyance qu’on doit sauver les autres. Ne soyez pas inquiets si vous vous êtes vu(e)s dans plusieurs sinon toutes ces dépendances. Elles sont extrêmement courantes et seulement le signe qu’il nous reste encore des blessures à guérir pour nous aimer tel(le)s que nous sommes sans attendre l’amour des autres. Et pour commencer, aimez-vous là où vous en êtes, avec ce qu’il reste encore à guérir. Article réalisé pour Ma Bastide par Nathalie Corbineau Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir 06 31 60 75 12 ou 04 75 37 14 45. « Je dois déménager à la fin du mois. Les circonstances m’amènent ainsi à interrompre ma collaboration avec Ma Bastide. Je remercie chaleureusement Yveline David pour l’accueil qu’elle m’a réservé dans le magazine et toutes les personnes qui m’ont lue avec attention, en espérant que ces articles vous auront aidés à mieux vous connaître. » |
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