Langage des astres 5

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   30-06-2009

Lundi (jour de la lune selon la tradition) 22 juin 2009 …

le Soleil entre dans le signe du Cancer.

Vous le savez maintenant, ce sont les bébés qui manifestent de la manière la plus pure les caractéristiques de la Lune : leur nature pulsionnelle, instinctive, qui réclame la satisfaction de leurs besoins vitaux, dans un environnement spécifique à cette nature particulière.


Ce mois-ci, je vous présente le conte estival de la Lune en Cancer qui a besoin de protection, de tradition, de fusion et de partage et de rêves !


Il était une fois… dans la petite ferme plantée bien assise et qui se prélassait sous le soleil de ce début d’été, sur le Plateau ardéchois, l’histoire de Charlotte le petit crabe… Dans la ferme, vous souvenez-vous ? il y avait un petit lac, modeste, bleu indigo, irisé et chatoyant d’aigue marine et d’outremer. C’est dans cette onde fraîche et limpide de montagne, non polluée que vivait Charlotte avec sa famille.
En effet, Charlotte, de tous les bébés de la ferme était celle qui était le plus attachée à sa famille et surtout à  sa maman (qui parfois l’appelait ma très-jolie petite écrevisse !) et qui avait le plus besoin de sa douce et tendre présence qui lui était indispensable. La maman de Charlotte était un havre de sécurité et de protection pour son petit crabe. Tout au fond du lac le papa et la maman de Charlotte avait creusé à reculons avec leurs pinces et leurs pattes, et construit dans un énorme coquillage nacré blanc, un petit abri très douillet, intime et secret dans lequel Charlotte s’épanouissait parce que dans ce climat feutré, silencieux, dans cette ambiance faite de complicité profonde et de moments de fusion délicieuse, elle se sentait en totale sécurité, corporelle et affective. Et parce que cela avait été possible pour elle et qu’elle l’avait souhaité, la maman de Charlotte n’avait pas repris tout de suite son travail après la naissance de son bébé ; ce qui ravissait vraiment notre petit crabe qui avait un grand besoin d’elle.
Charlotte le petit crabe jouait beaucoup sous l’eau, même si, de temps en temps elle s’aventurait à l’extérieur, toujours à reculons, toutes antennes dehors sur les bords du lac qui formait de jolies criques (qui faisaient parfois penser, bien que beaucoup plus modestes aux calanques de Marseille, si ! si !) pour retrouver entre autres, ses petits amis, Cabri, Taurillon et les lutins Gemma et Gemmo …
Dans le magnifique coquillage décoré et moelleux qui était sa maison, Charlotte le petit crabe avait une minuscule chambrette pleine de peluches toutes douces, de joujoux, de teddy-bears douillets, de nounours et de poupées Barbie roses et satinées et son berceau était protégé des regards extérieurs par des rideaux de mousseline légère et argentée que sa Grandmamie crabe avait cousus spécialement. Les rideaux de dentelle brodée de soies bleu-clair de la fenêtre, qui maintenaient une pénombre apaisante qui favorisait son sommeil,  lui étaient très salutaires et en plus ils étaient si jolis ! Tout était si « cosy » dans sa petite chambre, comme disaient ses amis-crabes anglais !  Mais ce que Charlotte aimait par-dessus tout c’était que sa maman et son papa, quand ils faisaient le ménage à tour de rôle, ne changent jamais la disposition de tous ses objets, des meubles, des bibelots, de sa boîte à musique et des mobiles suspendus au-dessus de son petit lit dans sa chambrette. Cet aménagement, toujours le même, la rassurait, la réconfortait et lui permettait de construire ce que les grands et vieux crabes appelaient pompeusement, avec l’air de s’y connaître, sa « psyché ». Il en était de même avec sa famille : elle voulait bien sourire à ses frères et sœurs crabes, à ses grands-parents, qui avaient des têtes connues (oui ! oui ! les crabes ont des têtes) pendant les réunions de famille qu’elle appréciait énormément, mais aussi à tous les étrangers que sa maman lui présentaient, qui revenaient régulièrement leur rendre visite dans leur coquillage translucide, à la condition qu’ils s’approchent d’elle avec délicatesse, sans brusquerie aucune… Elle devenait vite effarouchée devant les inconnus !
Tout était agréable et délicieux à Charlotte le petit crabe, écouter de la musique, chanter, fredonner des comptines, dessiner, faire des coloriages, des esquisses ou peindre des aquarelles (la liste n’est pas exhaustive !), pourvu qu’elle puisse nourrir son expression artistique très développée et surtout quand cela se passait dans une ambiance chaleureuse. Echanger des impressions, des sentiments, des intuitions, exprimer ses émotions, était pour elle un besoin vital. Elle adorait par-dessus tout que sa grand-maman ou son grand-papa crabe lui lise des contes de fées ou lui parle de ses ancêtres. Et si Charlotte avait l’impression qu’elle ne pouvait pas exprimer ses émotions, c’est-à-dire pleurer quand elle avait du chagrin ou se mettre en colère quand elle n’était pas contente, elle boudait  ! Et longtemps parfois, très longtemps ! A ce moment-là, elle se blottissait au fond de sa couette de plumes de chez Ardelaine et se fermait comme … une huître ! Seule sa maman avait la chance de l’en sortir. Parce que Charlotte le petit crabe avait avec sa maman une « relation privilégiée » un peu exclusive, comme disent les grands et vieux crabes ! Elle se réfugiait, tel un poussin, apeurée, dans les jupes maternelles très caparaçonnées… Dans ces cas-là, la maman de Charlotte devait appeler Papa-crabe qui donnait à son petit enfant, un gentil coup de patte pour qu’elle s’aventure un peu hors les eaux douces et tranquilles du lac et du giron maternel. Alors Charlotte allongée à côté de lui sur le sable blond et soyeux de la crique, sous le soleil du mois de juin, écoutait ravie les histoires à dormir debout qu’il lui racontait !
A dormir debout ! En effet, Charlotte dormait beaucoup ! Elle adorait être dans son berceau en écoutant les bruits familiers du coquillage (la maison de Charlotte) en humant les odeurs habituelles, en se laissant bercée dans son petit monde intérieur à elle, toute à ses songes, à sa rêverie, d’une richesse imaginaire incomparable…
Elle rêvait sans doute, dans l’eau fraîche et pure de son petit lac, dans la petite ferme de montagne, au milieu des châtaigniers et des ruches,  au temps d’après quand elle serait grande ! Mais ceci est une autre histoire …

Paule Bazerque
Astrologue-Praticienne de la relation d’aide
A Largentière et Nîmes

06 87 10 83 09 ou 04 75 36 62 25
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