La naturopathie |
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| 01-12-2009 | |
La naturopathieSouvenez- vous les deux mois derniers nous avons parlé avec Jocelyne Guyader du métier de Naturopathe, puis de l'hygiène de vie saine et naturelle. Nous abordons ce mois-ci un sujet propre à chacun de nous, il s'agit du Terrain, cet « intérieur » qui nous habite.
Jocelyne Guyader, en qualité de naturopathe, pouvez-vous nous expliquer cette notion de terrain, dont on entend de plus en plus parler ? -" Alors, on appelle « terrain » le milieu intérieur de notre organisme, celui où baignent les cellules. C’est-à-dire l’ensemble des liquides internes : le sang, la lymphe, le sérum extra et intra cellulaire. Soit environ 70% du poids du corps. Etant donné que ces liquides constituent la majeure partie de nous-mêmes, il est facile de comprendre que de leur qualité va dépendre beaucoup de choses. Et principalement parce que le terrain constitue donc l’environnement immédiat de nos cellules, le fonctionnement de celles-ci va dépendre uniquement de la qualité de ces liquides intérieurs car ce sont ces liquides qui assurent les transports nutritifs, les éliminations des toxines et la transmission des messages entre cellules. Ce sont donc eux qui garantissent une activité coordonnée et harmonieuse de l’ensemble de l’organisme. De la même manière qu’une plante se développe plus ou moins bien selon le terrain dans lequel elle pousse, nos cellules et nos organes vont fonctionner plus ou moins correctement selon le « terrain » dans lequel ils se trouvent.
Il y a fatalement un rapprochement à faire entre le terrain, la santé et la maladie ? Bien sûr. Il existe une composition idéale et très précise du milieu intérieur, qui permet le travail normal des cellules et qui se manifestera au travers du pH, de la température, des échanges intercellulaires, de l‘énergie, de l’activité hormonale, immunitaire et nerveuse qui fonctionneront de façon optimale. Si le terrain reste « propre », c’est-à-dire si la quantité de déchets absorbés (alimentation) et produits (vie cellulaire) correspond aux capacités d’évacuation des émonctoires *naturels, il y a un fonctionnement harmonieux de l’organisme qui peut se mouvoir dans des paramètres physiologiques normaux pour son fonctionnement. C’est la santé. Mais il faut savoir que la santé est un équilibre instable qui dépend de paramètres extérieurs environnementaux extérieurs et intérieurs auxquels l’organisme doit sans cesse s’ajuster, ce qui parfois demande beaucoup d’énergie et auquel parfois il ne peut faire face. Si pour diverses raisons, la quantité de déchets absorbés et produit par l’organisme est supérieure aux capacités d’évacuation des émonctoires, il y a, à la longue, accumulation, surcharges et encrassement qui vont gêner le fonctionnement normal de l’organisme. Et si les cellules baignent dans un milieu carencé en oxygène ou autre, surchargé en déchets, elles ne pourront pas faire correctement leur travail. Puisque le maintien des paramètres biologiques propres à la vie est l’essence même de notre corps, l’organisme va essayer de se débarrasser de ces déchets par tous les moyens et concentrer en un point les toxines qu’on lui interdit d’évacuer. C’est le processus de base de toute maladie. Une dermatose, c’est la peau qui s’ouvre. Une bronchite ce sont les poumons qui s’activent pour désengorger l’organisme…
Cela signifie que le terrain a une grande importance et que c’est la qualité des liquides internes qui va favoriser la santé ou… nous rendre malade ? Oui, parce que les troubles ne sont que des manifestations d’un terrain en difficulté qui cherche à retrouver la santé. En naturopathie, chaque trouble local est considéré non pas comme une maladie en soi, mais seulement comme la manifestation, comme « l’expression » du mal plus profond résultant de l’encrassement et/ou d’un organisme carencé en nutriments indispensables pour son fonctionnement. Quant à la localisation des troubles, elle va dépendre des faiblesses organiques individuelles. Ils seront les premiers à ne plus supporter un environnement surchargé.
Pourtant, on n'aime pas être malade et le premier réflexe est pour nous de stopper la maladie ? C’est normal car la maladie résulte d’un malaise intérieur et elle est sensée nous faire prendre conscience que quelque chose s’exprime, ce qui n’est pas toujours bien perçu. Ne serait-ce qu’en termes d'immobilisation, car ce nettoyage peut nous clouer au lit. En général, on réagit comme si la maladie était un phénomène extérieur et indépendant de nous (sur lequel on a aucun pouvoir) lequel nous rend soudainement malade avec son lot de symptômes désagréables et douloureux. Les expressions utilisées pour parler de la maladie traduisent cette vision : nous " tombons" malades, nous "attrapons" , nous sommes frappés » par … Cela nous amène à considérer la personne malade comme une victime à aider. Quand on bloque la maladie par des produits qui suppriment les symptômes, on oblige l’organisme a garder en lui ces substances indésirables et le terrain se dégrade peu à peu et on passe du stade aigu au stade chronique (exemple de l’eczéma « guéri » qui se transforme en asthme).
Expliquez-nous comment vous vous occupez du terrain en naturopathie ? C’est pour tout ce que je viens de vous expliquer, qu’en naturopathie on cherche avant tout à déterminer sur quel terrain se trouve la personne et quelle est la qualité de ce terrain. C’est-à-dire à déterminer si elle est intoxiquée et de quel type de toxines il s’agit et /ou si cela résulte de carence et en trouver l’origine pour y remédier. Tout cela se définit à partir de la Constitution / Tempérament – vitalité - prédispositions / pathologies présentes / faiblesses organiques - immunité / résistance aux maladies - sécrétions glandulaires – du Comportement physique et psychique… Cette démarche aboutit à une vision globale de l’organisme. Donc au lieu de bloquer, au contraire on aide l’évacuation des toxines ou de toute autre surcharge par le drainage du terrain ou vers une régénération/ recharge si le drainage n’est pas possible. On ira alors vers un redressement progressif, (parfois même spectaculaire) de la situation et vers un retour à la santé. Le nettoyage du terrain est d’autant plus efficace que les précautions pour éviter de « resalir » l’organisme seront présentes : d’où l’importance de la mise en place d’une alimentation et d’une hygiène de vie de qualité.
Puisque l’actualité est aux virus, que pouvez-vous dire à ce sujet ? Eh bien le sujet du terrain est tout à fait d’actualité si on veut parler de la grippe, puisque c’est la qualité du terrain qui va donner la sensibilité de l’organisme aux microbes et aux virus. Les périodes propices aux rhumes et grippes sont celles où l’organisme est soumis à certains stress qui diminuent sa vitalité (le froid, le manque de soleil, une alimentation dite plus " surchargeante"...) Notre résistance s’amoindrit en même temps que nos tissus s’intoxiquent parce que les émonctoires fonctionnent aussi au ralenti. L’hiver est sensé être une période d’hibernation pour nous aussi et pour nos organes.
Il est de coutume de partir du principe que les virus de la grippe se transmettent, d’une personne porteuse du virus à une autre, qui serait encore saine. Cette transmission se ferait particulièrement par l’intermédiaire des éternuements, ou même par contact direct par les mains. Si cette affirmation était vraie, tous les individus qui entrent en contact avec une personne grippée, auraient évidemment la grippe. Or, dans les faits, ce n’est pas ce qui se produit.
C’est vrai, certaines personnes attrapent le virus de la grippe et d’autres pas. Vous pouvez expliquer cela ? En fait, ce n’est pas parce qu’elles n’entrent pas en contact avec ce virus, c’est tout simplement parce que leur organisme est plus résistant et qu’il est en mesure de neutraliser ce virus dès le départ, avant même qu’il puisse créer des problèmes dans l’organisme. Chaque fois que nos réserves d’énergie nerveuse et physique s’abaissent, notre organisme s’encrasse et inversement. Il est alors normal d’être davantage soumis aux rhumes et aux grippes, car en s’encrassant l’organisme perd ses capacités à se défendre. Ces affections ne sont rien d’autre, en définitive, que le reflet de notre encrassement et rien d’autre que des tentatives de la part de l’organisme visant à éliminer une accumulation excessive de déchets dans nos tissus. Que l’on rencontre la présence de microbes et de virus dans le rhume et la grippe est chose normale étant donné qu’ils prolifèrent sur les terrains toxémiques. Mais cette présence ne signifie pas qu’ils soient la cause du rhume et de la grippe, ce n’est pas le virus ou le microbe qui est responsable du fait qu’on mouche et qu’on tousse.
Jocelyne Guyader pouvez-nous donner quelques conseils simples et faciles à suivre aux lecteurs ? La meilleure prévention, comme le meilleur traitement de ces affections, doit être axé sur le renforcement des défenses naturelles et la désintoxication de l’organisme. Il est possible d’agir de façon très simple et qui vont paraître des évidences après ce que je viens de dire. 1erment Eviter les facteurs dévitalisant qui fragilisent le corps : Tout ce qui peut diminuer la résistance de l’organisme est une porte d’entrée à l’installation et à la multiplication des virus et des microbes. Le rhume et la grippe peuvent apparaître à la suite de certains facteurs prédisposant suivants : Transition du chaud au froid (Courants d’air - Humidité et Intérieurs surchauffés) - Excès alimentaires – Malnutrition – Fatigue - Surmenage physique ou cérébral - Manque de sommeil ou un sommeil non récupérateur - Situations stressantes, manque d’oxygénation… 2èmement -Renforcer son système immunitaire : Durant les périodes d’épidémies de rhumes et grippes il est opportun de renforcer son système immunitaire c’est-à-dire en corrigeant ce que je viens d ‘énoncer : en ayant une hygiène de vie la plus naturelle qui soit, une bonne alimentation qui revitalise l’organisme et contrôler son stress. Il est bon de surveiller toutes les formes d’épuisement de l’organisme. Il est évident qu’un organisme surmené résiste moins bien à l’action des microbes. Une étude, conduite par le Dr Sheldon Cohen de l’Université Carnegie Mellon de Pittsburgh, a précisément montré que les personnes stressées ou aux prises avec divers problèmes personnels, présentent un risque deux fois plus élevé d’être frappées par la grippe. Il est important de bien gérer son stress et d’éviter les situations provoquant une baisse de vitalité. Pour certaines personnes, il est utile de donner un coup de pouce à leur organisme pour l’aider à se défendre (phytothérapie, oligo-éléments, huiles essentielles…).
*foie, reins, poumons, intestin, peau Jocelyne GUYADER Naturopathe
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