Animaux


en juin, bourdonnent les insectes

Suggérer par mail
   02-06-2008
en juin, bourdonnent les insectes Peu farouches, les mouches effarouchent !
Les mouches, moucherons, moustiques, taons, poux, mélophages et ténébrions appartiennent à la grande famille des Insectes. Comme nombre d’animaux, ils s’éveillent au printemps, se reproduisent durant les beaux jours et sont très actifs l’été suivant le cycle des plantes qui leur offrent la nourriture (pollen, nectar, sève, feuilles) ,le logement et le nid pour pondre.
En échange, les insectes protègent les plantes, les soulagent de certains parasites et assurent leur reproduction (pollinisation) et leur dissémination en transportant leur pollen puis leur graine.
Certains insectes se nourrissent de sécrétions animales (écoulements du nez, de la bouche, des yeux, de la peau) et des sécrétions de plaies qu’ils lèchent, d’autres, du sang des animaux qu’ils piquent. Ils aident ainsi les animaux à éliminer leurs déchets et toxiques.
Les insectes sont des animaux utiles qui ont leur activité et contribuent à l’équilibre des écosystèmes.
Pour éviter l’invasion par les insectes, il est possible de limiter leur invasion estivale en agissant dès à présent. Éliminer tous les insectes d’un milieu est illusoire et dangereux pour l’équilibre de la Vie. En revanche, il est possible de limiter leur prolifération et de les éloigner des animaux.


Le cycle de vie: de l’ombre à la lumière
Connaître la vie des insectes permet de trouver un équilibre entre l’insecte, les animaux
domestiques et l’homme et de cohabiter au mieux sans être envahi.
La majorité des insectes pondent des œufs qui vont éclorent en larves qui vont se
métamorphoser en adultes. Pour que les œufs d’insectes éclosent, il faut un certain taux
d’humidité, entre 65 % et 85 %.
Cela correspond au fumier raclé, à des restes de nourriture, de la paille ou du foin humidifiés par l’urine. Dans ces lieux, en quelques jours naît une larve.
La larve cherche un endroit plus sec, à l’abri de la lumière comme le long des murs, dans un fumier riche en paille.
L’absence de fumier résiduel, de matière organique dans les locaux non occupés l’été est une bonne prévention pour limiter les insectes.
L’épandage de lithothamne des Glénan (algues), le carbonate de calcium sur le sol des bâtiments vides, favorise l’assèchement.
L’objectif de l’entretien n’est pas d’obtenir un milieu stérile, mais de limiter les amas de matière organique où les mouches vont pondre.
Eloigner le tas de fumier des bâtiments, le tasser, le composter ; balayer les aires d’alimentation entre chaque repas s’avère efficace.
Aérer, laver et bien sécher avant que le chat ou chien y retourne, les tapis, coussins ou paniers limite l’installation des œufs et larves.

Les prédateurs régulateurs
De nombreux oiseaux comme les hirondelles, des mammifères comme la chauve-souris ou nos chats et chiens, les batraciens, les araignées, et enfin de nombreux acariens se nourrissent des mouches, de leurs œufs ou de leurs larves. Cette faune naturelle peut réduire jusqu’à 60% la population des insectes vivants dans les bâtiments.
Conserver les arbres, arbustes et végétaux qui abritent ces animaux est donc utile. L’arbre qui  entoure les habitations des animaux et des hommes héberge les oiseaux qui mangent les insectes.

La désinsectisation : une illusion
L’utilisation d’insecticides chimiques, interdite en agriculture biologique  outre sa toxicité pour les hommes, pour les animaux traités et les autres animaux utiles montre aujourd’hui ses limites. Après quelques années de lutte avec des antiparasitaires de synthèse contre les poux piqueurs, on observe dans les campagnes françaises une flambée de poux broyeurs qui résistent aux insecticides. C’est une course sans fin dans laquelle l’homme est plus démuni que les insectes qui eux deviennent de plus en plus forts.
 
Les mouches font mouche
Dans des conditions optimales (nourriture suffisante, chaleur, autant de mâles que de femelles, pas de mortalité de la ponte à l’éclosion et durant la métamorphose)
UNE seule mouche femelle peut donner PLUSIEURS MILLIARDS de mouches dans trois mois. 
 
Détruire les insectes sans nuire :
elles touchent,  vous faites mouche
Des méthodes de lutte alternative contre les insectes existent. Des pièges électroniques à UV : ils sont efficaces dans les lieux clos et sont répandus dans les
fromageries et certaines laiteries.
Des pièges à insectes :
il s’agit de papier « tue-mouche » imbibé de glue et de phéromones qui attirent les mouches et parfois les autres insectes de façon sélective (car la phéromone est spécifique) et les mouches s’y collent. Il existe des rubans de largeur adaptée aux bâtiments d’élevage.

Eloigner les insectes : eau, air, essences
- Les senteurs :
Les géraniums et lavandes sauvages, sur les
fenêtres et balcons des habitations dégagent des essences qui repoussent les moustiques.
- la fraîcheur :
Les insectes fuient les courants d’air, comme ceux créés par ventilateurs. L’inconvénient est que les vaches, chevaux, chiens, chats et la plupart des Mammifères craignent aussi les courants d’air et l’air frais, surtout si les ventilateurs sont à hauteur du ventre ou au niveau des reins. Cela peut entraîner des problèmes de santé (cellules, mammites …).
- la couleur :
les murs, sols, paniers, gamelles, abreuvoirs, colliers, licols, couvertures et auges de couleur bleu roi repoussent les mouches et offrent la tranquillité du ciel bleu à l’animal.

En juillet, nous suivrons le vol des insectes et leur incidence lorsqu’ils rencontrent nos animaux domestiques.

Marie Christine FAVE
Diplômée des écoles nationales vétérinaires - 06 11 59 54 16
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir - http//animots-a-mi-mots.org
 



rss


© 2011 Pub'attitude - Editeur du magazine ardéchois Ma Bastide
12, rue Camille Artige - 07200 Aubenas

 

Ce site est conforme à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés
et a fait l'objet d'une déclaration à la CNIL. N°  1221895